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Parisot salue la conception du dialogue social de Hollande

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a salué jeudi sur France 2 l'importance accordée par François Hollande au dialogue social et jugé "étrange" la menace de Nicolas Sarkozy de passer en force. /Photo prise le 14 février 2012/REUTERS/Benoît Tessier

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a salué jeudi sur France 2 l'importance accordée par François Hollande au dialogue social et jugé "étrange" la menace de Nicolas Sarkozy de passer en force. /Photo prise le 14 février 2012/REUTERS/Benoît Tessier - -

PARIS (Reuters) - La présidente du Medef, Laurence Parisot, a salué jeudi l'importance donnée par François Hollande au dialogue social et jugé...

PARIS (Reuters) - La présidente du Medef, Laurence Parisot, a salué jeudi l'importance donnée par François Hollande au dialogue social et jugé "étrange" la menace de Nicolas Sarkozy de passer en force.

Le candidat socialiste, favori des sondages en vue de la présidentielle, prévoit une grande négociation sociale s'il est élu le 6 mai, alors que Nicolas Sarkozy menace les partenaires sociaux de légiférer d'autorité sur les questions sociales.

"L'approche de François Hollande sur le paritarisme, sur la place et l'autonomie du dialogue social est une approche que nous trouvons tout à fait intéressante", a dit la présidente de l'organisation patronale sur France 2.

"Ce regard, cette capacité à considérer qu'il peut y avoir une autonomie, une responsabilisation accrue du dialogue social, ça me semble être tout à fait sain", a-t-elle ajouté.

Au journaliste qui l'interrogeait sur les attaques de Nicolas Sarkozy contre les corps intermédiaires, elle a répondu: "C'est assez étrange parce que finalement il y a des succès issus de ce travail entre syndicats et patronat qui ont été ratifiés, approuvés et même encouragés par le gouvernement."

François Hollande a récemment critiqué Laurence Parisot, qui avait jugé "extraordinaire" le bilan de Nicolas Sarkozy, déplorant que la présidente du Medef ait "choisi son camp".

"C'est le camp, comme souvent, comme toujours d'ailleurs, de la conservation des privilèges, des avantages pour les plus fortunés", a-t-il dit.

Des analystes interrogés par Reuters estiment que le divorce avec les syndicats affiché par Nicolas Sarkozy est conjoncturel et qu'il serait contraint de renouer le dialogue s'il était réélu.

Jean-Baptiste Vey, édité par Gilles Trequesser

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