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La chanteuse Régine est décédée à l'âge à 92 ans

Icône de la nuit parisienne, la chanteuse Régine est décédée ce dimanche à l'âge de 92 ans.

C'est une icône de la nuit parisienne qui s'est éteinte. Chanteuse, comédienne, reine de la nuit, meneuse de revue, Régine est décédée à l'âge de 92 ans, a annoncé sa petite-fille à l'Agence France-Presse.

La grande Zoa, Je survivrai (reprise française d'I will survive), les Petits papiers, Azzurro (version française de la chanson italienne d'Adriano Celentano), sont parmis les plus grands succès populaires de Régine. Elle était aussi la créatrice de la chanson Tu m'oublieras, chantée par la suite par Larusso.

Une survivante de la guerre

Régina Zylberberg, de son vrai nom,nait à Bruxelles, dans le quartier d’Anderlecht en 1929. Ses parents sont des juifs polonais qui émigrent à Paris en 1932. Durant la seconde guerre mondiale, la famille échappe aux déportations vers les camps de la mort.

Cette époque est sans doute l’origine de son goût de la vie et de la fête comme elle le confiait à Paris Match:

"Je n'ai peur de rien. J’ai connu la guerre (…) Je suis une survivante avec ce besoin viscéral d’être tout le temps en action."

Régine ouvre son premier club en 1956 à Saint-Germain-des-Prés avant de déménager à Montparnasse et près de Champs Elysées, rue de Ponthieu, puis de multiplier les succursales. "Chez Régine" devient le rendez-vous de la jet set, de Monte Carlo à Rio en passant par Saint Tropez, New York ou Miami. Son seul échec sera la brève reprise du mythique Palace, en 1992. Elle se séparera de toutes ses discothèques en 2004.

Des chansons pour lever les tabous

Parallèlement, elle mène une mène aussi une carrière de chanteuse avec pas moins de 270 titres. Son premier tube, les P’tits papiers, parole et musique signées de son ami Serge Gainsbourg. 

C'est Gainsbourg, lui même, qui lui avait conseillé de faire carrière dans la chanson en lui disant cette petite phrase qui a tout changé: "tu devrais chanter parce que tu as une voix étrange".

Régine brisait les tabous, à l'époque où ils étaient encore nombreux. Dans les années 60 où l'homosexualité se vit caché et est encore criminalisé, elle chante le traverstissement avec la Grande Zoa.

Avec sa gouaille, son talent indéniable de meneuse de revue, elle va promener son boa sur toutes les plus gandes scènes de France et d'Europe, de l'Olympia à Bobino, des Folies Bergères au Carnegie Hall.

https://twitter.com/mmartinezrmc Maxime Martinez Journaliste RMC