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Polémique sur les dates des vacances: "C'est 31.000 emplois de montagne préservés"

Charles-Ange Ginésy, président de l'association nationale des maires des stations de montagne, répond aux critiques des parents d'élèves de la zone B, en vacances dès ce vendredi soir, mais qui vont devoir travailler 12 semaines d'affilée avant les congés d'été.

Ils ont fait plier le ministère de l'Éducation nationale et sont aujourd'hui sous le feu des critiques de parents d'élèves. La décision prise en avril dernier par le ministère de l'Éducation d'avancer d'une semaine les vacances de printemps pour permettre notamment aux élèves et à leurs parents de se rendre dans les stations de ski avant que la neige ne fonde, ne passe pas. Car pour les élèves de la zone B (Marseille, Nantes, Lille, Nice, Rouen, Strasbourg…), en vacances dès ce vendredi soir, c'est un tunnel de 12 semaines sans repos avant la grande coupure estivale qui les attend après leur retour de congés.

Charles-Ange Ginésy, président de l'association nationale des maires des stations de montagne, a souhaité répondre chez Jean-Jacques Bourdin aux parents qui critiquent cette décision et le lobby des professionnels du tourisme. Il met en avant le bénéfice économique de cette décision.

"Avant les vacances de Pâques, c'était à Pâques et les enfants ont survécu"

"Nous l'avons demandé au ministère de l'Éducation, du Tourisme et de l'Économie, pour préserver 31.000 emplois qui touchent la montagne", rappelle-t-il. "J'entends les arguments et je suis d'accord avec la préservation du rythme de l'enfant. Mais il faut voir comment se passent les choses sur le dernier trimestre. De manière récurrente le mois de mai est entrecoupé de ponts incessants (ce qui en sera pas le cas cette année, le 1er et 8 lai tombant un dimanche, ndlr) et les examens (de fin d'année) arrivent tôt : fin juin, début juillet. Globalement, il n'y a pas une grande pression scolaire sur la fin d'année", juge-t-il. Avant de rappeler : "À une certaine époque, les vacances de Pâques étaient au moment de Pâques, et ce n'est pas pour autant que des générations d'enfants n'ont pas survécu".

Philippe Gril avec JJ. Bourdin