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Polémiques autour des policiers et gendarmes: ils "méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la Nation" selon Macron

Outre la crise du coronavirus, le chef de l'Etat s'est exprimé, dimanche, sur les manifestations contre le racisme et les violences policières.

Ils sont au coeur de l'actualité ces derniers jours. Dimanche soir, lors de son allocution aux Français, le chef de l'Etat s'est exprimé sur les manifestations contre le racisme et les violences policières, après la mort de George Floyd aux Etats-Unis et le rappel de celle d'Adama Traoré en 2016.

Si le chef de l'Etat a balayé les critiques indiquant que "La République n'effacera aucun nom ou aucune trace de son histoire", sur fond de polémique sur les monuments liés à l'histoire coloniale ou la traite esclavagiste, Emmanuel Macron a également déclaré que les policiers et gendarmes "méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la Nation" après plusieurs jours de manifestation des forces de l'ordre accusées de racisme et de violences.

"Sans ordre républicain, il n'y a ni sécurité, ni liberté", a déclaré le président de la République, "cet ordre ce sont les policiers et gendarmes sur notre sol qui l'assurent". "Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom", a-t-il ajouté. 

Selon plusieurs sources au sein de l'Elysée, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé trop rapidement des sanctions à l'encontre de policiers en cas de "soupçon avéré" de racisme, provoquant leur colère, avant de reconnaître une erreur.

Les syndicats de police demandent à être reçus par le chef de l'Etat, alors que des nouvelles manifestations ont été organisées samedi par le comité Adama Traoré. A Paris, ils étaient 15.000 d'après la préfecture à réclamer "justice", contre 20.000 le 2 juin.