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Adrien Quatennens convoqué pour un "plaider-coupable" après avoir giflé sa femme

Adrien Quatennens, le député de La France insoumise qui a reconnu des violences sur sa femme, est convoqué devant le tribunal pour un "plaider-coupable", alors que la Nupes, son groupe politique, tente de planifier son retour à l'Assemblée nationale.

Adrien Quatennens a rendez-vous avec la justice le 13 décembre prochain. Le député de La France insoumise, qui a reconnu des violences envers son ex-épouse dont une gifle, est convoqué pour une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) devant le tribunal de Lille.

Après les révélations du Canard Enchaîné, le député du Nord avait reconnu ces violences et s’était mis en retrait de la vie politique en septembre dernier, en attendant que la justice se prononce.

"C’est une procédure accélérée qui lui évite le tribunal correctionnel et une audience publique parce qu’il reconnaît les faits", explique ce mardi sur le plateau des "Grandes Gueules" l’avocate Sarah Saldmann.

LFI dans l'embarras

"Ensuite, il faudra qu’il accepte la peine proposée par le procureur, qui peut être une peine d’emprisonnement mais inférieure à trois ans. S’il l’accepte, il y aura une ordonnance d’homologation rendue par le juge. S’il refuse, ce n’est pas possible", ajoute-t-elle sur RMC et RMC Story.

En interne, aucune décision n’a été prise alors que cette affaire intervient quelques mois après des accusations de comportements déplacés envers les femmes contre Eric Coquerel, le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Depuis, La France insoumise tente de réintégrer Adrien Quatennens et planifier son retour à l'Assemblée nationale.

"Le réflexe de caste a été plus important que la morale et l’éthique"

"Adrien Quatennens reviendra quand on aura décidé collectivement que c’est possible. On n’a ni le calendrier médiatique ni le calendrier judiciaire, on prend le temps qu’il faut", a expliqué lundi sur BFMTV Danièle Obono, députée LFI de Paris, assurant que personne n’avait décidé de son exclusion du groupe jusqu’alors.

"Les LFI s’érigent en porte-parole mais qu’ils balayent devant leur porte", déplore Sarah Saldmann, qui estime que le député n’a pas à revenir à l’Assemblée nationale. "Adrien Quatennens gifle sa femme, il reconnaît les faits et on le félicite, on a Jean-Luc Mélenchon qui dit que c’est 'courageux'. Qu’il parte, qu’il démissionne, qu’il prenne ses responsabilités", appelle l'avocate.

"Le réflexe de caste a été plus important que la morale et l’éthique", estime de son côté le médecin généraliste Jérôme Marty. "Le jugement doit être exemplaire pour ce que connaissent les femmes depuis des mois et des mois dans ce pays", ajoute le praticien.

G.D.