RMC

Affaire Benalla: pourquoi la cheffe de la sécurité de Matignon a démissionné

La commissaire Marie-Elodie Poitout a démissionné jeudi assurant "n'avoir aucun lien" avec les enregistrements compromettants d'Alexandre Benalla et Vincent Crase révélés par Mediapart.

Un nouvel effet collatéral de l'affaire Benalla: la cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre, le GSPM, a démissionné jeudi soir.

Marie-Elodie Poitout affirme qu'il s'agit notamment d'"écarter toute polémique" et ne pas "exposer" Edouard Philippe. Reçue par le Premier ministre à la suite des informations de presse la concernant, la commissaire "a maintenu l'intégralité des propos qu'elle a tenus depuis la semaine dernière en réponse aux questions de la presse, démentant notamment être d'une quelconque façon liée à une rencontre entre MM. Benalla et Crase fin juillet".

Des extraits sonores d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase en date du 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen dans l'affaire des violences du 1er-Mai et en violation de leur contrôle judiciaire. 

Une démission, donc, mais pas un aveu. Marie-Élodie Poitout nie être liée à une conversation controversée entre Alexandre Benalla et Vincent Crase révélée par Mediapart le 31 janvier. Elle affirme même n'avoir jamais rencontré Vincent Crase.

Dans une lettre datée du 1er février envoyée par directeur de cabinet de Matignon au procureur de la République de Paris, Maire-Elodie Poitout dit avoir rencontré Alexandre Banalla fin juillet, avec son compagnon, à leur domicile.

Un couple désormais au coeur de l'affaire Benalla: jeudi soir, le sergent-chef Chokri Wakrim, compagnon de Marie-Elodie Poitout, a été suspendu de ses fonctions, avec effet immédiat. Une suspension a titre conservatoire décidée par le Ministère des armées, en attendant que la lumière soit faite sur ces révélations.

Benoît Ballet avec Xavier Allain