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Affaire d'Alexia Daval: ces zones d'ombres que pourrait révéler Jonathann lors de son procès

Jonathann Daval, qui a reconnu après bien des revirements avoir tué son épouse, est accusé de "meurtre sur conjoint".

Trois ans après le meurtre de sa femme Alexia, l'heure de vérité a sonné ce lundi pour Jonathann Daval, appelé à comparaître devant la Cour d'assises de la Haute-Saône pour répondre d'un crime qui avait bouleversé la France.

L'audience doit s'ouvrir à 9h. Jonathann Daval, qui a reconnu après bien des revirements avoir tué son épouse, est accusé de "meurtre sur conjoint". Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité à l'issue des plaidoiries prévues vendredi. 

L'affaire, survenue à l'automne 2017, avait profondément marqué les esprits: le 30 octobre, le corps en partie calciné d'Alexia Daval, une employée de banque de 29 ans, était retrouvé dissimulé sous des branchages, dans un bois situé à quelques kilomètres du domicile des Daval à Gray-la-Ville (Haute-Saône).

Ce procès, c'est un véritable espoir pour les proches de la jeune femme, qui attendent toujours que la vérité soit faite. Pourtant de nombreuses zones d'ombres demeurent dans cette affaire. Comme, tout d'abord, le mobile du crime, qui reste flou.

Jonathann Daval a expliqué aux enquêteurs qu'une dispute avait éclatée après une soirée chez les parents d'Alexia. Une énième dispute autour de l'incapacité du couple à avoir un enfant. Jonathann frappe alors une quinzaine de fois Alexia au visage et l'étrangle, pendant de longues minutes, mais sans donner d'explications à son geste.

Il y a aussi les traces de médicaments retrouvés dans le corps d'Alexia qui sème le doute: trois puissants psychotropes, dont un médicament interdit à la vente depuis 2013, et déconseillés aux femmes qui veulent tomber enceinte. Pour les parties civiles, c'est la preuve que Jonathann avait préparé le pire.

Reste enfin à connaître l'intimité du couple Daval. L'accusé décrit une épouse violente, humiliante à son égard plusieurs mois avant le drame, enchaînant les crises d'hystérie. Une situation inimaginable pour les parents d'Alexia, qui ne comprennent pas pourquoi le couple n'a pas fait le choix de se séparer plus tôt.

La rédaction de RMC avec AFP