RMC

Attaque d'un commissariat dans l'Eure: le maire dénonce une affaire "montée en épingle par des gens qui n'étaient pas là"

Le commissariat de Val de Reuil dans l'Eure

Le commissariat de Val de Reuil dans l'Eure - Capture d'écran Google Street View

Le maire du Val-de-Reuil a dénoncé "une affaire montée en épingle", après que le syndicat Alliance a assuré qu'un commissariat avait été attaqué par une trentaine de jeunes.

Après la polémique, la mairie de Val-de-Reuil (Eure) a dénoncé les "exagérations", les "rumeurs" et les "fake news" diffusées à propos de l'attaque du commissariat de la ville dans la nuit de jeudi à vendredi.

Vendredi, le syndicat Alliance avait décrit dans un communiqué les "assauts" répétés et l'"agression d'une violence inouïe" menée par une trentaine d'individus "masqués et cagoulés" criant notamment 'Allah Akbar'.

"Ceux qui entendent des cris comme 'Allah Akbar' disent les avoir entendus sur des caméras qui n’ont pas de micro. C’est très dur d’écouter ce que disent des gens sur un film muet", a balayé d’un revers de main le maire de la commune Marc-Antoine Jamet (PS) au micro de RMC.

"On a seulement 50% des effectifs au commissariat"

"Il n’y a pas de dommages à part une vitre et des jeunes qui ont fait les ploucs", a-t-il ajouté avant d’évoquer une affaire grossie par le syndicat de police Alliance afin d’alerter sur des manques d’effectifs bien réels au sein du commissariat.

"Syndicalement et socialement, on a un énorme problème. Les effectifs ne sont pas là, on a seulement 50% du personnel au commissariat. Ce que je comprends, c'est que des gens qui n’étaient pas là ont monté en épingle quelque chose qui doit arriver dans la moitié des villes de France entre le 15 juin et le 14 juillet", a fait valoir Marc-Antoine Jamet.

Une "attaque terroriste" pour Eric Ciotti

Lors d'une visite du maire et de la sous-préfète sur place après l’attaque, la numéro 2 du commissariat avait assuré avoir "cru entendre quelqu'un lui dire que quelqu'un a entendu quelqu'un dire les mots 'Allah Akhbar'", rapportait l’AFP notamment.

Samedi, plusieurs personnalités politiques de droite avaient réagi. Sur Twitter, Marine Le Pen, la présidente du Front national, avait évoqué le lien entre islamisme et délinquance tandis que le député LR Eric Ciotti évoquait "une attaque islamiste" et "un acte terroriste", demandant au parquet anti-terroriste de se saisir de l'affaire.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec Guillaume Dussourt)