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Attaque sur les Champs-Elysées: "c'est le symbole de Paris, ça nous touche en plein cœur"

"Je ne m'attendais pas à ce que cela arrive sur cette avenue", déclare sur RMC une touriste américaine présente sur les Champs-Élysées, jeudi soir, au moment de l'attaque contre des policiers, qui a fait au moins une victime chez les forces de l'ordre.

En agissant au milieu de l'avenue des Champs-Elysées, le tireur qui a ouvert le feu jeudi soir sur des policiers, a marqué les esprits. Les images qui tournent en boucle à travers le monde montrent un quartier bouclé et envahi de véhicules policiers gyrophares allumés, sous l'Arc de Triomphe. "Les Champs-Elysées, c'est censé être la plus belle avenue du monde. C'est le symbole de Paris, de la France. C'est l'Arc de Triomphe… ça nous touche en plein cœur", se désole sur RMC Warren, parisien de toujours présents sur l'avenue au moment des coups de feu.

"On a eu 2 ans pour rassurer les gens, et là…"

"On a cru que c'était une farce, un coup de pétard, raconte Anthony, vendeur dans un magasin de montres des Champs-Elysées. Mais on a ensuite compris en entendant la salve d'une quinzaine de coups de feu. On a pris les gens qu'on pouvait faire entrer dans la boutique. J'ai préféré éloigner les gens des fenêtres pour éviter une balle perdue".

Après le traumatisme des attentats du 13 novembre 2015 au Bataclan et aux terrasses des cafés du 11e arrondissement, Anthony est abattu par cette nouvelle attaque. "C'est injuste pour Paris et pour la France. On a eu deux ans pour se relever, pour rassurer les gens et les touristes, et tout est foutu en l'air maintenant.

"Maintenant j'ai peur"

Cette attaque sur l'artère la plus touristique de la capitale va évidemment avoir un impact sur la fréquentation touristique de la ville. "Je ne m'attendais pas à ce que cela arrive sur cette avenue, explique ainsi Lindsay, américaine venue de San Francisco. Il y avait beaucoup de policiers et c'était rassurant. Et puis cette fusillade, ce policier tué… finalement on n'est pas rassurés. Oui, maintenant j'ai peur".

P. G avec M. Régnier et B. Smadja