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Attentat à Nice: "Je n'arrivais pas à courir", raconte un témoin

Des soldats , des policiers et des pompiers sur Promenade des Anglais, le 15 juillet 2016, à Nice où au moins 84 personnes
ont été tuées lors d'un attentat.

Des soldats , des policiers et des pompiers sur Promenade des Anglais, le 15 juillet 2016, à Nice où au moins 84 personnes ont été tuées lors d'un attentat. - VALERY HACHE - AFP

Une femme présente avec son bébé sur la Promenade des Anglais, à Nice, lors de l'attentat de jeudi soir, raconte avec effroi ce qu'elle a vu.

"Je n'arrive pas à oublier", raconte un témoin présent avec son bébé sur les lieux de l'attentat de jeudi soir, à Nice, commis par un homme au volant d'un camion et qui a fait au moins 84 morts, selon un dernier bilan communiqué ce vendredi.

"Il est passé à côté de moi"

Le témoin, une mère de famille, se trouvait avec son bébé sur la Promenade des Anglais où se déroulait le traditionnel feu d'artifice du 14 juillet. Et puis survient le drame. Elle repère un camion qui "zigzague puis qui sort du trottoir. Il est passé juste à côté de moi. Je n'arrive pas à l'oublier", explique-t-elle en sanglots.

Elle raconte que son bébé se trouvait dans sa poussette à ce moment-là. Tout juste opérée, elle "n'arrive pas à courir". Son enfant " a eu peur toute la nuit, il a pleuré". Elle n'arrive pas à sortir depuis qu'elle a vu les gens morts. Ceux que le poids lourd a fauchés. Son chauffeur a été formellement identifié. L'homme est bien le propriétaire des papiers d'identité au nom d'un Franco-Tunisien de 31 ans domicilié à Nice, retrouvés dans le véhicule par les enquêteurs.

De son côté, le président François Hollande a évoqué, quelques heures après les faits, "une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié" et a annoncé dans le même temps que l'état d'urgence serait prolongé de trois mois au-delà du 26 juillet. Un deuil national est décrété samedi, dimanche et lundi.

A.C. avec Eric Miguet