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Attentat déjoué à Montpellier: "Sarah m’avait déjà parlé de Daesh, je lui ai dit ne pas apprendre la religion sur Internet"

Au total, quatre personnes ont été interpellées vendredi matin à Montpellier, Clapiers et Marseillan.

Au total, quatre personnes ont été interpellées vendredi matin à Montpellier, Clapiers et Marseillan. - PASCAL GUYOT / AFP

Un coup de filet antiterroriste a permis l’interpellation de quatre personnes soupçonnées de préparer un projet d’attentat imminent sur le sol français. Parmi elles se trouve une mineure de 16 ans, Sarah, qui avait prêté allégeance à Daesh il y a quelques jours. Myriam, qui l’a fréquentée à la mosquée, décrit l'adolescente.

Au total, ce sont quatre personnes qui ont été arrêtées vendredi matin à Montpellier, Clapiers et Marseillan, dans l’Hérault, par la Sous-direction anti-terrorisme (SDAT) et le Raid. Parmi elles, trois hommes et une femme. Cette femme, Sarah, est une mineure âgée de 16 ans et connue des services de police. Elle avait prêté allégeance à Daesh récemment et devait notamment se marier avec le "chimiste", l’un des suspects, un homme fiché S retrouvé à Clapiers. Pour ensuite partir en Syrie afin d’être prise en charge grâce à son statut de veuve de martyr.

Pour Myriam, qui la fréquentait à la mosquée, la jeune fille est "quelqu’un de bien au fond, c’est une bonne personne", qui est notamment "réservée". Et pourtant.

"Elle m’avait parlé de Daesh"

Malgré ces qualités énumérées par Myriam, la femme décrit une personne embrigadée, qui lui avait "déjà parlé de Daesh".

"Je lui ai dit ‘écoute, Daesh il ne s’agit pas des musulmans, il ne s’agit pas de notre religion, pour moi quand tu me dis Daesh ça ne me parle pas, il faut faire attention à ça, il ne faut pas que tu apprennes la religion sur Internet. Il faut apprendre le noble coran et avec sens’", rapporte-t-elle au micro de RMC.

Placée en garde à vue à Montpellier avec les trois autres suspects, la mineure arrêtée peut être entendue pendant 96 heures au maximum par les policiers de la Sous-direction anti-terroriste. Avant d’être transférée à Levallois dans les locaux de la SDAT, au cours du week-end.

J.Breon avec Jean-Wilfrid Forquès