RMC

Attentats: "Il est parti à un concert pour le plaisir et il y est resté"

Devant le Bataclan, de nombreux hommages sont rendus aux 130 victimes des attentats de Paris.

Devant le Bataclan, de nombreux hommages sont rendus aux 130 victimes des attentats de Paris. - Dominique Faget - AFP

TEMOIGNAGE – Thomas Duperron est mort lors de l’attaque du Bataclan. Son frère raconte la passion qu’avait ce trentenaire pour la musique, dont il avait fait son métier.

Thomas Duperron avait 30 ans. Il est mort vendredi 13 novembre lors de l'attaque du Bataclan par les terroristes. Originaire d’Alençon, dans l’Orne, Thomas était un fan de musique et assistait à 6 à 7 concerts par semaine. Installé à Paris depuis plusieurs années, il travaillait d’ailleurs pour une autre salle de concerts parisienne, la Maroquinerie.

"Il s’était pas mal battu auprès de mes parents pour faire valoir cette envie de travailler dans la musique, témoigne son frère Nicolas. Il avait réussi, il était responsable de la communication, de la billetterie de la Maroquinerie. Il était très fier de ce travail, il y passait la plupart de son temps et de sa vie". 

Après l’attentat, la famille de Thomas a passé des heures à le rechercher. Le jeune homme était à l’hôpital de Percy, à Clamart, où il est mort. Sa mort, Nicolas l’a expliqué à ses filles âgées de 3 à 7 ans. Le plus difficile, leur faire comprendre qu’elles ne reverront plus leur tonton. Nicolas leur a expliqué que "des méchantes personnes avaient tiré avec un fusil sur Thomas. On en parle beaucoup", explique-t-il. 

Un hommage national "organisé dans la précipitation"

Avant son inhumation à Cherbourg samedi, un hommage doit être rendu à Thomas à Alençon. Un rassemblement qui aura lieu en même temps que la cérémonie nationale aux Invalides. Nicolas regrette un peu que les deux cérémonies coïncidentes.

"C’est peut-être un peu dommage que ce soit organisé dans la précipitation. Beaucoup de familles seront dans la même situation que nous, en pleine cérémonie d’obsèques, alors qu’une semaine plus tard aurait été sûrement mieux venu."

Vendredi lors de l'hommage national, après la Marseillaise, les noms des 130 victimes seront égrénés. Celui de Thomas résonnera aussi dans la cour des Invalides. 

C. B avec Marion Dubreuil