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Bébé vendu deux fois lors d'une escroquerie à la GPA: "Je veux voir mon fils" plaide le père biologique sur RMC

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Une mère porteuse a vendu un bébé à deux familles différentes pour la somme de 15.000 euros à chaque fois. Aujourd’hui, les deux couples revendiquent la garde de l'enfant, aujourd'hui, âgé de 5 ans.

Un petit garçon aujourd’hui âgé de 5 ans se retrouve au cœur d’un combat judiciaire qui le dépasse.

Deux couples française revendiquent la paternité: le premier est homosexuel. Ces deux hommes avec un désir d’enfant, qui vivent dans le Sud-Ouest, découvrent en 2012 sur Internet, l’annonce d’une certaine "Petite cigogne": une femme qui se propose d’être mère porteuse. Ensemble, ils se mettent d'accord et souhaite avoir cet enfant. L’un des deux hommes, Alexandre, sera le père biologique. La mère porteuse, qui vit dans le Loir-et-Cher, reçoit la somme de 15.000 euros pour une gestation pour autrui, procédure parfaitement illégale en France.

Entre le trio, tout se passe bien pendant la grossesse: le père biologique assiste à toutes les échographies. Pourtant, quelques jours avant l’accouchement, la mère disparaît et annonce que le bébé est mort-né. Sauf que c’est faux. Elle a en réalité revendu l’enfant, 15.000 euros là aussi, à un autre couple, hétérosexuel celui-là, qui adopte l’enfant et devient parents officiels aux yeux de la loi.

Mais qui sont les véritables parents de ce petit garçon au yeux de la justice?

"Je veux élever cet enfant"

Depuis, plusieurs procès se sont tenus: la dernière décision fait valoir l’intérêt de l’enfant qui continue de vivre avec le couple hétérosexuel qui l’éduque depuis sa naissance, il y a désormais 5 ans. Une décision que le père biologique conteste.

Sans attendre d’en avoir la garde, il tient à être reconnu officiellement comme le père de cet enfant. Sur RMC, Alexandre Lerch a ainsi fait part de sa peine: "Je veux le voir. Je ne l'ai jamais vu. Les parents actuels ne [m'ont] jamais présenté l'enfant. J'ai essayé, mais à chaque fois, j'ai trouvé la porté fermée". 

Face à Jean-Jacques Bourdin, le géniteur se confie: "Cet enfant, je l'ai désiré du plus profond de moi-même. Je suis passé par une phase de deuil quand elle m'a dit qu'il était mort-né. Et puis, on a appris par la maternité que c'était faux. Nous avons alors aussitôt déposé plainte. Un test ADN a été effectué alors qu'il n'avait que 3 mois et nous sommes partis en justice pour contester la paternité. L'année dernière, j'ai gagné en première instance, mais la famille a fait traîner les choses et a déposé un appel, qu'elle a gagné".

"Je veux élever cet enfant, mais aujourd'hui, je me fais une raison. Tout ce que je veux, c'est qu'il soit heureux. Mais je ne sais pas: je n'ai pas de preuves que tout se passe bien avec ces gens" a-t-il plaidé sur RMC.

Jean-Jacques Bourdin et X.A