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Disparition d'Estelle Mouzin: Michel Fourniret mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort

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L'enfant avait disparu en 2003 à l'âge de 9 ans. Le tueur en série avait déjà été soupçonné dans cette affaire en 2006.

Le tueur en série Michel Fourniret a été mis en examen mercredi pour "enlèvement et séquestrations suivis de mort" par la juge d'instruction chargée de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin, a-t-on appris de source judiciaire.

Le tueur en série a été entendu pendant près de trois heures mercredi après-midi au tribunal de Paris, près d'une semaine après les déclarations de son ex-épouse Monique Olivier, qui avait contredit son alibi pour le jour de la disparition. À l'issue de son audition, les avocats de Michel Fourniret n'ont pas souhaité faire de déclaration.

Le tueur en série avait toujours assuré jusqu'alors n'avoir rien à voir avec la disparition d'Estelle Mouzin, survenue le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne), expliquant qu'il se trouvait ce jour-là à son domicile de Sart-Custinne, en Belgique. En guise d'alibi, l'"ogre des Ardennes" invoquait un appel téléphonique passé à son fils le soir des faits pour son anniversaire. Ce dernier n'avait alors pas décroché mais l'appel avait été attesté par des relevés téléphoniques.

Michel Fourniret déjà soupçonné en 2006 

Cette version avait cependant été fragilisée par les déclarations de son ex-épouse Monique Olivier, qui avait raconté jeudi dernier à la juge avoir elle-même passé ce coup de téléphone, à la demande de son mari. Cela signifie que Michel Fourniret n'était pas à Sart-Custinne le jour de la disparition d'Estelle Mouzin. Il était ailleurs", avait assuré l'avocat de Monique Olivier, Me Richard Delgenes.

Estelle Mouzin avait disparu à l'âge de 9 ans à Guermantes en Seine-et-Marne en 2003, alors qu'elle revenait de l'école. En 2006, la police s'était intéressée une première fois à Michel Fourniret. Une photo d'Estelle Mouzin avait en effet été retrouvée sur son ordinateur et une camionnette blanche semblable à celle du tueur avait à l'époque été repérée en Seine-et-Marne. Mais "l'ogre des Ardennes" avait été mis hors de cause en 2007 dans cette affaire. Six ans plus tard, l'expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n'avait pas non plus permis de trouver de trace ADN de la fillette.

RMC (avec AFP)