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Attaque de troupeaux par des loups: les autorisations de tirs devraient être augmentées

Selon le Groupe national Loup, la France compte déjà plus de 500 loups. Mais comment faire alors pour protéger les troupeaux? De nouvelles mesures doivent être annoncées pour freiner les attaques.

Réintroduit en France en 1992, le loup est désormais présent dans 35 départements. Plus de 500 loups ont été recensés sur le territoire. De nouvelles mesures sont annoncées ce mardi, pour tenter de rassurer les éleveurs, car les attaques de troupeaux se multiplient. 

L'an dernier, près de 3700 attaques ont été recensées sur tout le territoire. Des loups qui selon les éleveurs ont de moins en moins peur de l'homme. Ils n'hésitent plus à attaquer les agneaux et les brebis en pleine journée. Face au désarroi des bergers, et pour protéger les troupeaux, l'Etat a donc décidé de relever le niveau des tirs. Aujourd'hui, les autorisations de tirs pouvaient concerner entre 10 et 12% des loups. Cette fourchette augmente. Entre 17 et 19% des loups, selon les régions, pourront désormais être prélevés. 

Solution de facilité

Les éleveurs se réjouissent de cette mesure, mais pas les défenseurs des animaux. Pour eux, la solution d'augmenter le niveau des tirs est celle de la facilité.

"La meilleure façon faire diminuer la prédation d’un prédateur, c’est de protéger efficacement les troupeaux. Or, l’État ne semble pas du tout aller vers cette fois, il va vers la voie de la facilité, mais je pense que c’est une erreur grave. Aujourd’hui, on va mettre en danger la population de loups alors que c’est une chance extraordinaire pour nous ce retour du loup, qui permet de boucler la chaîne alimentaire. C’est une espèce chapeau, il faut en profiter", explique Bertrand Sicard, vice-président de Ferus. 

Lui prône un financement plus important des mesures de protection pour les troupeaux avec notamment des parcs électrifiés, des chiens ou encore des gardiens. 

Marie Regnier avec Guillaume Descours