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Hommage aux victimes à Saint-Feliu-d'Avall après le drame de Millas: "On est un village soudé"

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Ce dimanche matin à Saint-Feliu-d'Avall, un hommage a été rendu aux victimes de la collision entre un train et un car scolaire à Millas ce jeudi. Une veillée de prières sera de nouveau organisée ce dimanche soir.

Saint-Feliu d'Avall rend hommage à ses victimes décédées dans la collision entre un train et un car scolaire. Un rassemblement citoyen avait lieu ce dimanche dans les jardins de l'hôtel de ville. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes, beaucoup sont venus en famille. Des collégiens du collège Bourquin de Millas se sont également recueillis. Beaucoup connaissait les victimes de l'accident. Deux d'entre elles faisaient partie du club de foot local. Pour leur rendre hommage, leurs coéquipiers et leurs entraineurs sont tous venus avec le manteau aux couleurs du club.

Faysall jouait au football avec Allan, décédé jeudi: "Il y a quelques semaines j'étais en train de jouer avec l'une des victimes, du coup ça me touche. On est un village soudé, on est tous des gamins, on les connaît tous. Il n'y en a pas un dont on ne connaît pas le nom. D'ailleurs le petit Alan, on était avec lui il y a quelques semaines au stade, ça nous fait quelque chose au cœur. On jouait tout le temps avec lui, c'était mon petit chouchou. Et là on se rend compte que ça peut toucher tout le monde".

"Un moment de rassemblement"

Beaucoup d'habitants sont venus déposer des fleurs et signer le registre de condoléances. Un rassemblement pour épauler les familles des victimes estime le maire de Saint-Feliu-d'Avall, Robert Taillant: "C'est une façon d'apporter une aide psychologique aux familles. C'est un moment de rassemblement où les gens se parlent et se réconfortent. L'important c'est d'être solidaire".

L'enquête se poursuit trois jours après le drame, avec en toile de fond la controverse sur la position des barrières du passage à niveau où Alan, Loïc, Ophélia, Yonas, Diogo ont perdu la vie, à leur retour du collège.

Les éléments recueillis par les enquêteurs étaient toujours contradictoires: "Il y a des témoignages qui indiquent que la barrière était fermée et d'autres qui indiquent qu'elle était ouverte. On n'a pas terminé les investigations", a résumé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, après s'être rendu sur les lieux.

P.B. (avec C.P.)