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Montargis: enquête ouverte pour meurtre après le décès suspect d'un bébé

Illustration d'un véhicule de la gendarmerie

Illustration d'un véhicule de la gendarmerie - Diarmid COURREGES © 2019 AFP

Le corps d'un enfant a été trouvé lundi à Montargis dans des circonstances floues. L'autopsie a révélé des traces de violences et une "cause asphyxique"

Une enquête pour "meurtre sur mineur de moins de 15 ans" a été ouverte par le parquet de Montargis, après le décès suspect d'un bébé d'un mois dont l'autopsie a révélé des traces de violences et une "cause asphyxique". Le corps de l'enfant, un garçon né en juillet, a été découvert lundi par les pompiers et le Samu à Bray-Saint-Aignan (Loiret), selon le parquet de Montargis.

Les secours avaient reçu un appel de la grand-mère qui disait "l'avoir découvert décédé dans son berceau", a indiqué vendredi dans un communiqué le procureur de la République de Montargis Loïc Abrial. Le parquet et des techniciens en investigation criminelle de la gendarmerie d'Orléans s'étaient rendus sur les lieux.

Le père et la mère n'ont pas reconnu être à l'origine du décès de l'enfant

L'autopsie réalisée mercredi à l'institut médico-légal de Tours a révélé "de nombreuses fractures au niveau des côtes de l'enfant, certaines anciennes, d'autres très récentes", a précisé la même source. "Des ecchymoses au niveau du cuir chevelu" ont aussi été notées par le médecin légiste qui "concluait à un décès de cause asphyxique", selon M. Abrial.

"Au regard de ces éléments, il ne faisait aucun doute que le bébé avait subi des violences de la part d'une ou plusieurs personnes", a ajouté le magistrat.

Placés en garde à vue mercredi, "le père et la mère de l'enfant, âgés respectivement de 20 et 22 ans, sans profession et sans condamnation antérieure par la justice", n'ont pas reconnu être à l'origine du décès de l'enfant, selon le procureur. Une enquête "du chef de meurtre sur mineur de moins de 15 ans" a été ouverte.

"Compte tenu de la peine encourue pour ce crime, à savoir la réclusion criminelle à perpétuité", le magistrat a annoncé se dessaisir du dossier au profit du procureur d'Orléans, "aux fins d'ouverture d'information criminelle".

Les investigations sont confiées à la brigade de recherches de Gien et la brigade de gendarmerie de Sully-sur-Loire.

Avec AFP