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Hauts-de-France: des policiers en garde à vue, soupçonnés d'avoir monnayé des informations

Des renseignements issus des fichiers de police auraient été monnayés dans les Hauts-de-France. Depuis mardi matin, quatre personnes sont en garde à vue, dont deux gardiens de la paix et un assureur, précise Le Parisien. Ces suspects étaient surveillés depuis six mois par les gendarmes de la section de recherche de Lille.

Des policiers sont soupçonnés d'avoir vendu des informations confidentielles dans les Hauts-de-France. Dans le jargon policier, cela s'appelle faire de "la tricoche", un vieux mot d'argot qui correspond exactement à ce qui est reproché aux policiers: ils auraient monnayé des noms, des adresses, des renseignements issus des fichiers de police.

Depuis mardi matin, quatre personnes sont en garde à vue, dont deux gardiens de la paix en poste dans cette région. Il y a aussi un assureur installé en Île-de-France, précise Le Parisien.

Les gendarmes de la section de recherche de Lille, qui ont détecté le trafic, menaient une surveillance discrète des suspects depuis plus de six mois.

Numéros d'immatriculation, noms et adresses

Ces derniers utilisaient des messageries, en croyant être à l’abri. Ils revendaient pour quelques euros, les numéros d'immatriculation avec noms et adresse des propriétaires, entre autres.

Pour en avoir le cœur net, les enquêteurs auraient même réalisé des coups d’achat. Concrètement, ils ont passé commande sous de fausses identités et effectivement, les suspects leur ont fourni les informations.

Depuis plusieurs années, toutes les consultations de fichiers sont tracées numériquement. Les gendarmes et l'Igpn, qui mènent conjointement cette enquête, ont donc pu identifier clairement les protagonistes.

Désormais, les enquêteurs vont devoir détricoter les consultations de fichiers légitimes et celles réalisées uniquement pour l'appât du gain.

Guillaume Biet