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Les pistes du gouvernement pour lutter contre la radicalisation au sein du renseignement

Les procédures d'habilitation secret-défense des agents seront désormais renforcées et le recrutement au sein d'un service de renseignement connaîtra plus d'étapes.

Le 3 octobre dernier, Mickaël Harpon, informaticien au sein des renseignements de la préfecture de police de Paris, tuait 4 de ses collègues à coup de couteau provoquant un choc dans la police. En effet, il était habilité secret défense, et s'était radicalisé, mais son cas n'avait pas suffisamment été pris en compte. Après ces ratés, Matignon avait lancé deux missions confiés à l'Inspection des services de renseignement (ISR).

Premier constat de la mission de l'inspection des services de renseignement : les procédures d'habilitation secret défense des agents doivent être renforcées : celles de la direction du renseignement parisien, auparavant spécifiques, seront désormais gérées par la DGSI, le service national de sécurité intérieure, et ce dès le 2e trimestre 2020.

16 personnes écartées des renseignements depuis 2014

Le recrutement au sein d'un service de renseignement connaîtra plus d'étapes : "des entretiens préalables systématisés, complétés par d'autres avec un psychologue et un officier de sécurité" auront lieu. Autre changement : le suivi des cas de radicalisation est désormais centralisé, depuis le 15 janvier dernier, et non plus géré par les différentes directions.

Enfin, Matignon a annoncé que 16 personnes avaient été écartées des renseignements depuis 2014 pour leur potentielle radicalisation ou celle de leur entourage, mais personne depuis l'attaque à la préfecture de police le 3 octobre dernier.

Gwladys Laffitte (avec Guillaume Dussourt)