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Meurtre d'Alexia: le revirement de Jonathann Daval exaspère les habitants de Gray

Jonathann Daval, qui avait reconnu avoir étranglé sa femme, Alexia, fin octobre en Haute-Saône, a contesté les faits lors de son audition par un juge d'instruction à sa demande mercredi dernier, accusant son beau-frère du meurtre. Un revirement mal vécu à Gray, où vivent les parents d'Alexia.

Jonathann Daval, le mari d'Alexia, mis en examen pour meurtre sur conjoint, nie désormais avoir tué sa compagne et accuse aujourd'hui le beau-frère de la jeune femme. L'informaticien de 34 ans a évoqué face au juge d'instruction un complot familial, "un pacte secret" passé par la famille pour dissimuler les faits. C'était lors d'une audition la semaine dernière. Mercredi, les parents, la sœur et le beau-frère d'Alexia Daval, qui "dément formellement" ces accusations, ont été convoqués par la juge d'instruction. Ils sont ressortis libres à l'issue de 5 heures d'audition.

""Ce gars, il est complètement perdu"

Jonathann Daval avait avoué lors de sa garde à vue en janvier avoir étranglé sa femme. Ce revirement passe très mal auprès des habitants de Gray, en Haute-Saône, où vivent les parents d'Alexia. "Ce gars-là est complètement perdu. Accuser son beau-frère, c'est très dur. Je me mets à la place des parents. Il essaie de se disculper, mais ce qu'il a fait est impardonnable. Il est désespéré, c'est tout", dénonce Alan chauffeur-livreur à Gray, qui livre parfois le bar la Terrasse tenu par les parents d’Alexia.

"Il faut laisser la famille en paix"

D’autant que les riverains restent profondément marqués par la mort de la jeune femme. Comme Benjamin qui a participé à la marche blanche en novembre dernier. "Ils ont perdu leur fille et d'un coup on ouvre une autre affaire. Du jour au lendemain, on leur dit que c'est peut-être le beau-frère qui l'a tuée… Il faut laisser la famille en paix et à la justice de dire son dernier mot". En attendant, beaucoup d’habitants témoignent leur soutien à la famille d’Alexia, avec discrétion pour ne pas raviver leur douleur, disent-ils.

P. G. avec Jean-Baptiste Bourgeon