RMC

Meurtre d'Aurélie Fouquet : "Il manquait une personne dans le box des accusés", selon sa mère

La mère de la policière municipale tuée en mai 2010 à Villiers-sur-Marne se dit en partie soulagée du verdict prononcé hier. Mais selon Elisabeth Fouquet, toute la lumière n'a pas été faite sur la mort de sa fille.

Après treize heures de délibérations, deux hommes ont été condamnés mercredi à vingt et trente ans de prison pour le meurtre d'Aurélie Fouquet. Six autres hommes impliqués dans ce projet d'attaque de fourgon blindé ont écopé d'un à dix-huit ans de prison, un septième a été acquitté. La mère de la policière municipale tuée en mai 2010 à Villiers-sur-Marne revient sur le verdict ce jeudi pour RMC.

"Nous n'avons pas obtenu l'intégralité des réponses"

Elisabeth Fouquet se dit soulagée, mais seulement en partie.

"Nous avons pu obtenir au cours de ces sept semaines éprouvantes et douloureuses une partie des réponses. Mais nous restons malgré tout frustrés puisque nous n'avons pas obtenu l'intégralité des réponses attendues."

Elle ne sait toujours pas qui a tué sa fille, alors âgée de 26 ans. Elle regrette également l'absence d'aveux.

"Il était important d'obtenir des condamnations. Nous avions des coupables dans le box. Un mur de silence s'est installé au sein de ce procès et notamment concernant les accusés. C'est regrettable. Nous avons eu l'espoir à un moment donné et c'est vite retombé."

"J'ai une conviction"

Elisabeth Fouquet évoque également le cas d'un dixième suspect, absent lors du procès. Fisal Faïd, le frère de Redoine Faïd, le braqueur multirécidiviste condamné à dix-huit ans de prison pour sa participation à cette attaque avortée d'un fourgon blindé, se trouve actuellement en Algérie, où il s'est enfui au lendemain de la fusillade.

"J'ai une conviction. Il manquait une personne dans le box. C'est pour cela qu'il nous est indispensable de pouvoir aller au bout et que la justice algérienne puisse faire son travail, il a été incarcéré en mars 2016. Nous souhaiterions surtout être associés à ce procès."

Elle va continuer le combat, "c'est inévitable".

C.H.A.