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Procès des meurtriers d'Aurélie Fouquet: "Qu'ils reconnaissent les faits par respect pour nous"

Le procès des meurtriers présumés d'Aurélie Fouquet, jeune policière municipale abattue en mai 2010 à Noisy-le-Grand, se poursuit devant la cour d'assises de Paris. Sa mère, Élisabeth Fouquet, a fait part de son appréhension ce jeudi sur RMC, avant le début d'une phase essentielle du procès.

Après l'examen de la personnalité de Redoine Faïd, cerveau présumé, le procès des responsables d'un braquage raté qui avait conduit au meurtre d'Aurélie Fouquet, en 2010, entame ces prochaines 48 heures une nouvelle étape essentielle pour Elisabeth Fouquet, la mère d’Aurélie. La cour d'assises de Paris va étudier la personnalité de ceux qui sont plus précisément accusés du meurtre de la jeune policière municipale de 26 ans.

"J'appréhende beaucoup"

Si trois hommes sont accusés d'avoir tiré sur la jeune femme, seuls deux sont présents dans le box des accusés, l'autre ayant disparu et étant même donné pour mort. "C'est capital pour comprendre qui ils sont réellement", explique Élisabeth Fouquet, qui "espère de leur part qu'ils puissent, par respect pour nous et le petit garçon de ma fille, reconnaître les faits et nous apporter les explications sur la façon dont ça s'est déroulé. Pourquoi ont-ils réagi comme ça ? Qu'est-ce qui les a amenés à un tel acte ?".

Mais ces prochaines 48 heures ne sont pas attendues avec autant d'angoisse par la maman d'Aurélie Fouquet que l'examen des faits, qui auront lieu la semaine prochaine. "Je redoute ce moment, reconnaît Élisabeth Fouquet. On va se retrouver sur les lieux (du meurtre) avec des éléments certainement terribles. Oui, j'appréhende beaucoup".

"Si Redoine Faïd avait eu cette attitude dès le premier jour…"

Élisabeth Fouquet qui a été apaisée par la nouvelle attitude de Redoine Faïd, mercredi, à la barre. Après son "arrogance" de la première journée, qui l'avait "choquée", le cerveau présumé du braquage a fait preuve de plus d'humilité dans une lettre lue par le président de la cour d'assises. "S'il était arrivé le premier jour comme il s'est présenté hier (mercredi), mes propos n'auraient pas eu lieu d'être". "Je n'ai pas compris la première journée", poursuit Élisabeth Fouquet, qui rappelle: "Nous sommes venus chercher des réponses dans ce procès, nous sommes là pour comprendre le taux d'implication des cinq accusés dans la mort de notre fille". 

Philippe Gril avec Claire Andrieux