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Régionales: le PS reprend une courte campagne après l’hommage national

Depuis les attentats, la campagne des régionales marche au ralenti.

Depuis les attentats, la campagne des régionales marche au ralenti. - Damien Meyer - AFP

Les candidats du PS attendent l’hommage national de vendredi pour reprendre le tractage et les meetings. Après les attentats, la campagne réduite au minimum a changé de nature.

Mise en pause, la campagne pour les élections régionales a commencé à reprendre doucement. Sur le terrain, les choses ont changé depuis les attentats et les candidats peinent à trouver le ton juste. "Les gens ne sont pas dans la campagne des régionales, ils ne me parlent pas de ça, constate Pascal Cherki, député socialiste de Paris. Ils me parlent des attentats, de ce qu’on peut faire pour les éviter. Ils ne me parlent pas de l’institution régionale."

Au Parti socialiste, on attend l’hommage national rendu vendredi aux Invalides pour retrouver le chemin des meetings.

Attendre la cérémonie nationale est une nécessité pour le député des Bouches du Rhône, Patrick Menucci. "Avant que l’hommage national soit rendu, des obsèques ont encore lieu. L’émotion dans le pays est totale. Très honnêtement, je ne me suis pas encore senti d’aller sur les marchés depuis le 13 pour diffuser des tracts. Je reprendrai la campagne samedi matin", explique le député.

Un seul meeting pour Manuel Valls

La campagne sera réduite et côté meetings, les poids lourds du parti feront aussi le service minimum. Manuel Valls n’assistera qu’à un seul meeting, le 3 décembre à Paris. Une décision qui fait sens pour la députée de Gironde, Michèle Delaunay. "Il faut peu de meetings, si Manuel Valls faisait le tour de France on dirait, est-ce qu’il n’a pas mieux à faire?", estime l’ancienne ministre.

Si le PS a décidé de suspendre la campagne, ce n’est pas le cas des autres partis. Les candidats Les Républicains se sont remis en marche, tout comme au Front national. Sandrine Rousseau, tête de liste EELV pour la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie a aussi repris sa campagne, comme un devoir après les attentats.

"C’est vrai que c’est une campagne particulière, reconnaît la candidate. Mais pour ces victimes, pour leurs familles, il faut que la démocratie continue. Les gens que j’ai rencontré me parlent surtout de résistance."

Après l'hommage de vendredi, il ne restera plus aux candidats qu'une petite semaine de campagne, avant le premier tour le 6 décembre. 

C. B avec Aurélia Manoli et Stéphanie Collié