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Rennes: un homme en garde à vue après avoir avoué le meurtre de sa femme

Deux policiers avec des brassards de police

Deux policiers avec des brassards de police - PATRICK KOVARIK / AFP

Un homme de 48 ans, déjà incarcéré pour des faits de violences avec arme à l'encontre de son épouse, a affirmé l'avoir tuée et a été placé en garde à vue ce mardi à Rennes. Le corps de la victime a été retrouvé dans l'appartement où ils vivaient tous les deux.

Un homme de 48 ans a été placé en garde à vue mardi à Rennes après avoir affirmé à la police qu'il avait étranglé sa femme, retrouvée morte dans leur appartement, a annoncé le parquet. Le corps sans vie de la victime, âgée de 45 ans, de nationalité congolaise comme son mari, a été retrouvé à son domicile mardi matin.

L'homme, qui a déjà purgé une peine de prison ferme pour des violences conjugales, s'était rendu dans la matinée dans un commissariat de quartier où il a dit avoir étranglé sa femme. Il a immédiatement été placé en garde à vue, précise le parquet dans un communiqué.

Sous l'emprise de l'alcool, le suspect n'avait pu être entendu par les enquêteurs mardi en fin d'après-midi. Les deux fillettes du couple, âgées de huit et neuf ans, étaient présentes sur les lieux et ont dû être placées en observation à l'hôpital. Une enquête pour meurtre par conjoint a été confiée à la Sûreté départementale.

Déjà condamné à de la prison ferme pour violences avec armes sur sa compagne

En 2019, le mari avait été condamné à une peine d'un an et demi de prison ferme, dont huit mois avec sursis, pour des faits de violences avec arme sur sa compagne. L'homme avait purgé sa peine au centre pénitentiaire de Rennes de décembre 2019 à juillet 2020 et il était depuis suivi "dans le cadre du sursis probatoire qui devait prendre fin le 8 juillet 2022", précise le parquet. Aucune plainte de la victime n'a été enregistrée depuis sa condamnation, relève le parquet.

En 2013, une première plainte de l'épouse pour violences par conjoint avait été classée sans suite. Trois ans plus tard, c'est le mari qui déposait plainte contre son épouse pour violences, procédure également classée sans suite faute de preuves suffisantes. Le couple s'était marié en République démocratique du Congo en 2012 avant de venir s'installer en France.

Selon le dernier bilan du ministère de l'Intérieur, 102 femmes ont été tuées par leurs conjoints ou ex-conjoints en 2020.

G.D. avec AFP