RMC

Sécurité des bureaux de vote: "ce serait bien que la police se trouve à l'entrée, ça rassurerait les gens"

Ce dimanche, à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle, 50.000 policiers et gendarmes supplémentaires seront mobilisés au côté des militaires de l’opération Sentinelle. Et ce, pour assurer dans toute la France la sécurité du scrutin et des électeurs aux abords des bureaux de vote. De quoi rassurer de nombreux électeurs inquiets.

Deux jours après l'attentat sur les Champs-Elysées, une question demeure: comment assurer la sécurité des 67.000 bureaux de vote français alors qu'a lieu, dimanche, le premier tour de l'élection présidentielle? Ce vendredi, le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a promis à la sortie d'un Conseil de défense que "50.000 policiers et gendarmes seront mobilisés". Il a ajouté qu'"au-delà des moyens traditionnels, des unités spécialisées d'intervention sont placées en état d'alerte pour garantir une réactivité totale". Il faut dire que de nombreux électeurs sont inquiets à la veille de se rendre dans les urnes.

C'est le cas d'Isabelle qui ira voter, même si elle n'est pas très rassurée: "J'ai des craintes. Mais c'est comme un deuil, il faut arriver à surmonter tout ça et continuer à avancer. Malgré tout, on se dit qu'il y a toujours un risque". Pierre, lui, est encore plus craintif. Il ira voter seulement si la sécurité des bureaux de vote est renforcée: "Ce n'est pas encore habituel mais on sait que ça (des attentats, NDLR) se passe régulièrement. Ça serait donc pas mal que la police se trouve à l'entrée des bureaux de vote. Ça rassurerait les gens."

Pour Emmanuel Domenach, membre de l'association de victimes du 13 novembre, 13 onze 15, aller voter est la meilleure des réponses au terrorisme. "Notre seule arme, c'est le vote, souligne-t-il. Donc si on renonce à cette arme-là, on donne la victoire aux terroristes. C'est ce qu'ils veulent, que l'on s'abstienne, que l'on se divise. Voter c'est donner son avis, c'est montrer que l'on a une opinion. C'est un acte qui permet de faire fonctionner notre démocratie".

M.R avec Pauline Baduel