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Un enfant légèrement blessé par un tir de LBD à Caen: l'IGPN saisie

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L'enfant, jouait à proximité de véhicules de police encerclés par des jeunes et s'était "approché pour voir les feux d'artifice avec un camarade de son âge". La mère de l'enfant a déposé plainte.

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) enquête sur une blessure "légère" d'un enfant de sept ans, "probablement" due au rebond d'une balle de défense tirée par un policier le 29 juin à Caen, a-t-on appris mercredi auprès du procureur de la République.

"Cet objet, de la forme d'une balle de tennis mais d'une taille un peu plus petite, serait compatible avec l'hématome constaté sur la cuisse de l'enfant, et un tir a bien été effectué au moment où les véhicules de police étaient encerclés et visés par des fusées d'artifice", a indiqué le procureur de la République de Caen, Amélie Cladière, dans un communiqué.

L'enfant, qui jouait à proximité, s'était "approché pour voir les feux d'artifice avec un camarade de son âge", selon la magistrate. La mère de l'enfant a déposé plainte.

Plusieurs tirs

Selon Amélie Cladière, le 29 juin vers 17h45 la police nationale est intervenue dans un quartier de cette banlieue populaire de Caen à la suite de "tirs de fusées d'artifice de forte puissance par un groupe d'une trentaine de personnes". Une fusée avait atteint la vitre du conducteur d'un véhicule de police et l'un des passagers du véhicule avait alors effectué un tir de "LBD" (lanceur de balles de défense). Parallèlement un autre véhicule "cible de tirs de fusées quelques mètres plus loin", avait été "dégagé par le renfort de forces de police".

Plus tard dans la soirée du 29, vers 23h00, des véhicules de police avaient été à nouveau la cible de fusées d'artifice alors que les forces de l'ordre intervenaient à la suite de la constitution sur la même place d'un barrage de containers à poubelles au milieu de la chaussée.

Un LBD avait alors été à nouveau utilisé, "cette fois à plusieurs reprises, afin de repousser les auteurs de tirs". Un mineur de 17 ans a été mis en examen suite à cette intervention. "Il semble que personne n'ait été atteint lors des épisodes de la nuit", précise la procureure. L'IGPN est saisie "afin de connaître précisément les circonstances de l'usage de cet équipement de défense et de pouvoir donner des informations complètes à la famille" de l'enfant.

G.D. avec AFP