RMC

Versailles: un voleur chevronné arrêté, puis relâché, faute de disponibilité au tribunal

L'homme est convoqué au tribunal judiciaire de Versailles à la fin du mois de juin (illustration).

L'homme est convoqué au tribunal judiciaire de Versailles à la fin du mois de juin (illustration). - Flickr CC

Un homme de 27 ans, qui était sous mandat d'arrêt international et recherché en France pour plusieurs vols a été arrêté et placé en garde à vue à Versailles. Problème: faute de disponibilité pour une comparution immédiate, il a été laissé libre. Reste à espérer qu'il se présente à son procès, prévu le 28 juin.

Il était sous le coup d'un mandat d'arrêt international, recherché par la police judiciaire et surveillé par les autorités espagnoles: un jeune homme de 27 ans a été arrêté au mois de décembre en Seine-et-Marne, selon Le Parisien.

Il est suspecté d'avoir dérobé, avec ses deux complices, plus de 65.000 euros de bijoux à la fin du mois de novembre dans une boutique Marc Orian, au centre commercial Parly 2, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines). La technique était bien rôdée: pendant que deux des voleurs discutent avec le vendeur pour détourner l'attention, le troisième dérobe la vitrine.

Ce mode opératoire a été reproduit, quelques jours plus tard, dans une autre bijouterie à Vélizy, pas très loin de la ville du précédent vol. Cette fois le butin est bien plus maigre, il est estimé à 2.500 euros. La similitude du mode d'action a mis la puce à l'oreille des enquêteurs.

Pas de disponibilité pour une comparution immédiate

La vidéo-sureillance leur a permis aussi de confondre les deux complices, des Cubains, déjà connus de la police et sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français.

Si les deux collègues du malfrat sont toujours recherchés, lui a bien été placé en garde à vue à Versailles. En audition, il a contesté les faits mais a reconnu que c'était bien lui sur les vidéos présentées par la police. Pour couronner le tout, le jour de son interpellation, il est habillé exactement de la même manière qu'au moment des faits.

À la fin de sa garde à vue, il a été présenté à un juge et mis en examen. Sauf que faute de disponibilité pour une comparution immédiate, il a finalement été laissé libre jusqu'à son procès. Nos confrères du Parisien précisent que ce dernier aura lieu au tribunal judiciaire de Versailles le 28 juin prochain. Il n'y a plus qu'à espérer qu'il s'y rende.

Lucile Pascanet