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Adrien Quatennens "ne participera pas à l'activité" du groupe LFI jusqu'à la "décision de justice"

Adrien Quatennens à l'Assemblée nationale en 2019

Adrien Quatennens à l'Assemblée nationale en 2019 - DOMINIQUE FAGET / AFP

Adrien Quatennens ne "participera pas" à l'activité du groupe LFI à l'Assemblée nationale jusqu'à la fin de la procédure judiciaire, a annoncé le mouvement dans un communiqué.

Dans un communiqué de presse, la France insoumise annonce qu'Adrien Quatennens "ne participera pas à l'activité" du groupe parlementaire insoumis jusqu'à la fin de la procédure judiciaire, à la suite des déclarations de son épouse, Céline Quatennens dénonçant des "violences physiques et morales" depuis plusieurs années.

LFI explique que, "fidèles à (leur) engagement féministe", ils prennent "au sérieux (...) les accusations graves qui ont été formulées" par la compagne en instance de divorce du député LFI. Le mouvement annonce qu'une décision sera prise "collectivement" sur "les suites à donner", "une fois la décision de justice rendue."

Le communiqué de LFI :

Nous avons découvert ce mercredi les déclarations de Céline Quatennens.

Fidèles à notre engagement féministe, nous prenons au sérieux cette parole, les accusations graves qui ont été formulées et qu’Adrien Quatennens récuse par la voix de son avocate.

Face à cette situation, nous souhaitons donc que la procédure judiciaire en cours se poursuive jusqu’à son terme.

Une fois la décision de justice rendue, notre groupe décidera collectivement des suites à donner en son sein. Jusque-là, Adrien Quatennens ne participera pas à l’activité de notre groupe parlementaire.

"Je pense qu'il ne peut plus être député" juge Rousseau

Depuis la déclaration de Céline Quatennens, ce mercredi midi, plusieurs responsables de la NUPES hors LFI avaient jugé "impossible" le retour du député du Nord à l'hémicycle, à l'instar de Sandrine Rousseau ou Olivier Faure.

"Je pense qu’il ne peut plus être député", avait déclaré l'ancienne candidate à la primaire des Verts en 2021.

Depuis quelques semaines, la France insoumise tentait de planifier le retour de l'ancien coordinateur politique du mouvement. La déclaration de Céline Quatennens a mis à mal cette tentative et la ligne d'une partie des Insoumis qui estimaient que " ce n'est pas un violent parce qu'il a été violent une fois", comme le disait Jean-Luc Mélenchon sur France 3 en octobre dernier.

MM, CP