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Affichage électoral sauvage: un maire décide d'envoyer la facture aux partis politiques

Le maire de Palaiseau a décidé de partir en guerre contre l'affichage électoral sauvage dans sa ville. Après avoir averti les partis qui pratiquent ces collages intempestifs, il a décidé de faire payer les récidivistes. Il expliquait sa démarche ce vendredi sur BFM Paris.

Grégoire de Lasteyrie ne veut plus d'affichage électoral sauvage. Alors que la campagne électorale bat son plein, le maire Les Républicains de Palaiseau, dans l'Essonne, ne supporte plus de voir les affiches des candidats proliférer en-dehors des espaces prévus à cet effet.

"Je crois que c'est dérangeant. On a un environnement urbain qu'on essaye de rendre de qualité, des villes fleuries, des villes jolies, des villes agréables. Et à chaque campagne électorale on voit fleurir sur les palissades, sur les murs aveugles, sur les locaux EDF les affiches de nombreux partis politiques. Des affiches collées, arrachées, recollées... Si ça a fait partie du folklore à une époque, je ne crois pas que ce soit encore des pratiques que les citoyens attendent pour faire vivre la démocratie. Il y a d'autres manières de partager nos idées.

Pour agir, l'élu a décidé de s'attaquer directement au porte-feuille des partis politiques qui mènent campagne. "La première étape c'était il y a quinze jours, on a écrit à tous les partis dont on a détecté de l'affichage sauvage en leur disant 'à tel endroit on a vue que des affiches de votre candidat étaient collées, partez du principe que c'est le dernier avertissement avant sanction'. Et à partir de lundi prochain à chaque fois qu'on retrouvera pour la seconde fois un candidat qui a été averti, alors là on passera à la répression. 

Cinquante euros par affiche

Il y a une loi sur le sujet qui est assez coercitive. Ce qu'on fait c'est que l'on facture les frais que ça engendre pour la mairie de rendre la ville jolie à nouveau, ça veut dire environ 50 euros par affiche. Donc ils vont avoir d'abord une mise en garde, 48 heures pour enlever l'affiche détectée. Et si au bout de 48 heures elle n'est pas enlevée, alors on le fera nous et ça aura un coût pour le parti politique ou pour le candidat."

Le maire se dit prêt à agir... même contre son propre parti si des affiches de François Fillon venaient à être placardées en-dehors des espaces d'affichages publics. "Jusqu'à présent le parti Les Républicains n'a pas été prévenu parce qu'il n'y a pas eu d'affichage sauvage de ce candidat, mais si demain il devait y en avoir, il n'y a pas de traitement différencié, quel que soit le parti politique."

C. B avec BFM Paris