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Au Puy-en-Velay, fief de Laurent Wauquiez, ses partisans lui restent fidèles

Laurent Wauquiez a apporté des explications à ses propos polémiques mardi soir sur BFMTV et semble avoir convaincu ses fidèles.

Assumer ses propos chocs et se placer en victime de "méthodes de voyou"... Laurent Wauquiez s'est expliqué lundi soir sur BFMTV sur ses propos controversés prononcés face à des étudiants lyonnais la semaine dernière. Il a écarté toute forme d'excuse, et a choisi d'assumer l'intégralité de ses propos diffusés par Quotidien.

Le président du parti Les Républicains n'a présenté ses excuses qu'à une seule personne, Nicolas Sarkozy, et a dédramatisé ses propos visant Valérie Pécresse. Par ailleurs, il a cherché à se victimiser et à choisi d'attaquer les médias, le "cirque médiatique" et les "méthodes de voyou" de l'émission Quotidien contre lesquelles il a dit vouloir porter plainte et saisir le CSA.

"Ca peut convaincre une partie de notre électorat qui était parti"

Des propos qui n'ont pas véritablement surpris ses partisans dans son fief du Puy-en-Veley, qui restent fidèles au leader de la droite après avoir écouté ses explications. Les militants réunis dans la permanence LR de la ville expliquent que les propos "chocs" sont dans l'ADN de Laurent Wauquiez.

"S'il n'avait pas assumé, ça n'aurait pas été du Laurent Wauquiez. Il est franc dans sa parole, on l'aime pour cela", assure une adhérente qui apprécie qu'il assume son discours.

"Il est dans une mégalomanie caricaturale"

La secrétaire générale LR de la Haute-Loire "On peut aimer ou ne pas aimer mais il a sa façon de faire. Ca ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais je pense que vis-à-vis d'une grande partie de notre électorat, et peut-être d'un électorat qui est parti, ça peut convaincre aussi", assure-t-elle.

En revanche, du côté de l'opposition, on estime logiquement que cette sortie est représentatif de la facette plus obscure de l'ancien maire du Puy-en-Velay. Le conseiller municipal d'opposition Laurent Johanny trouve qu'il a dirigé la ville sans qu'aucune délégation ne soit laissée à ses adjoints". "Cela témoigne d'une personnalité qui veut tout contrôler, qui est dans une mégalomanie assez forcée et caricaturale", analyse-t-il.

Gwenaël Windrestin avec J.A.