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Bernard Tapie à l'Elysée en secret, "un pacte de corruption" et la facture de Brigitte Macron: ces 5 "anecdotes" du livre "Le traître et le néant" que RMC vous révèle

A l'occasion de la sortie du nouveau livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme consacré à la présidence Macron, RMC vous en dévoile les "bonnes feuilles".

Ce livre va-t-il changer le cours de la campagne du président de la République?

Après leur livre "Un président ne devrait pas dire ça" qui avait contribué à la non-candidature de François Hollande à sa propre succession en 2017, les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme publient mercredi, "Le traitre et le néant", chez Fayard. 

Dès la rentrée, comme RMC vous le révélait, ce livre a suscité un vent de panique à l'Elysée: la garde rapprochée d'Emmanuel Macron était à la recherche du manuscrit, donnant des sueurs froides aux conseillers du Président. 

Une nouvelle enquête qu'ils consacrent, cette fois, à l'accession au pouvoir d'Emmanuel Macron et à son quinquennat. La maison d'édition a déjà dévoilé quelques éléments:

"Plus de 110 témoins de premier plan parlent, à visage découvert, crûment. Ils confient aussi leurs documents. Les auteurs racontent le pouvoir solitaire d’un homme suprêmement habile, éperdu de lui-même. Ils révèlent les dessous de la conquête de l’Élysée, puis l’exercice de la toute-puissance, et la vaine quête d’une idéologie. La trahison a enfanté le néant". 

"Pacte de corruption" et surnoms

En avant-première, RMC a pu lire l'ouvrage: on y découvre des confidences, des anecdotes, des aveux de quelques 110 personnes questionnées.

Voici cinq anecdotes-clés: 

Financement de la campagne d’Emmanuel Macron: le député Les Républicains Olivier Marleix dénonce un "pacte de corruption"

Des arguments peu à même de convaincre le "détective" Marleix. Au fil de ses investigations, il a découvert qu’"il n’y a pas eu que la vente d’Alstom. Vous avez quand même, à un moment, un petit doute sur à quoi ont servi toutes ces ventes, dans quel état d’esprit elles ont été organisées. (...) Le député LR va plus loin, et affirme qu’"un tel système peut être interprété comme un pacte de corruption". Pour être bien sûr d’être compris, il précise sa pensée : "Le pacte de corruption, c’est si vous considérez que ce système est un système organisé".

Pour Philippe de Villiers, Emmanuel Macron aurait tenté d’acheter le silence du chef d’État-major des armées

Philippe de Villiers nous révèle les dessous. Selon lui, "le lendemain ou le surlendemain" de l’épisode du 14 juillet, "Macron, en fait, se ravise – sous l’in‐ fluence de qui, on ne sait pas – et il demande à voir Pierre à La Lanterne, discrètement. Il le voit, et il lui dit : 'Il faut rester.' Et, en gros, il lui dit : 'Et si vous partez, moi, je vous nomme dans un poste qui vous permettrait d’avoir, en termes d’émoluments...' Il utilise ce mot-là ! Il lui propose d’avoir une très belle retraite! Et Pierre répond: 'Monsieur le Président, ma décision était prise, mais là, vous venez de franchir la ligne rouge, parce que vous ignorez tout de ce que je suis et de ce qu’est ma famille. Nous sommes une vieille famille de chevaliers français. Et donc, là, vous venez de m’insulter...'" 

Bernard Tapie en secret à l’Élysée pour conseiller le chef de l’État en pleine crise des "gilets jaunes"

Lui, le millionnaire et businessman, semble avoir su trouver les mots pour raconter ces singuliers contestataires venus d’une France inconnue – en tout cas de la macro‐nie. Il a notamment décrit la composition hétéroclite des ronds‐points tenus par les manifestants, avec ces femmes privées de pensions alimentaires. "Je l’ai vu à l’Élysée, et avec beaucoup de précautions: en cachette, etc."

Ses lunettes dévorées par le chien de François Hollande, Brigitte Macron envoie la facture à l’Élysée

Ils se souviennent de ce dîner, à l’Élysée, vers la fin du quinquennat Hollande. Où Philae, l’imposant labrador présidentiel, s’est jeté sur le sac à main de Brigitte Macron, déchiquetant par jeu les lunettes de l’épouse de celui qui n’est encore que ministre de l’Économie. Furieuse, la future première dame. Hollande s’excuse, bien sûr, mais enfin, ce ne sont que des lunettes. Et ce n’est qu’un chien. Quelques jours plus tard, il nous l’a confirmé, Hollande recevra la facture de la paire de lunettes de Brigitte Macron. L’ex‐président soupire: 'Il faut oser, quand même...'

Stéphane Bern rebaptise les ministres pour amuser le Président

Il a d’ailleurs une curieuse manie, qui amuse apparemment beaucoup Macron: il affuble de "surnoms horribles" - selon ses propres termes - les ministres du pouvoir macronien.

L’actuelle ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, par exemple, méchamment rebaptisée Amélie "de mon machin" par Bern. Emmanuel Macron adore. "Il me dit: “Comment tu l’appelles?!” Ça le fait rire et, en même temps, il me dit : 'Tu exagères'", s’esclaffe l’animateur. 

"Le traitre et le néant" paraît mercredi 13 octobre chez Fayard.

Jérémy Trottin avec XA