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Bousculé, Emmanuel Macron réplique: "En France, on a pris l'habitude de se plaindre"

PRÉSIDENT MAGNIEN - Emmanuel Macron était en déplacement dans les Vosges à Saint-Dié. Il a été interpellé et hué notamment par des cheminots.

Emmanuel Macron était en déplacement dans les Vosges pour parler de développement des centres-ville mais il a surtout été interpellé par les habitants sur à peu près tous les sujets. D'abord sur un sujet qu'il connait bien, la colère des retraités.

Puis un autre sujet chaud, la SNCF. Des cheminots l'ont attendu pour discuter avec lui. L'échange a été vif. Le chef de l'Etat s'est défendu en affirmant ne pas hésiter à aller "au contact du peuple" avant de concéder: "Je ne suis pas une machine à recevoir les interpellations".

Et il n'était pas au bout de ses peines puisqu'une jeune femme lui a reproché l'expulsion des zadistes, d'autres lui posent des questions sur l'orientation et les sélections à l'université. Sans oublier les 80km/h. 

"En France, on a pris l'habitude de se plaindre"

Beaucoup de sujets de mécontentements mais pour le président de la République il n'est pas question d'esquiver cette colère: "Je ne vais pas différer les réformes pour que je puisse me promener tranquillement dans les rues et me calfeutrer. On a pris l'habitude en France de se plaindre. On ne propose plus. On ne veut plus ou on est contre. On s'est habitué à ne pas prendre ses responsabilités". 

Enfin, il y a eu aussi des soutiens pour Emmanuel Macron notamment des personnes qui criaient "Allez l'OM, monsieur le Président!". Rappelons que le chef de l'Etat est un supporter du club marseillais. 

B.M avec Bourdin Direct