RMC

"Ça va faire comme le PS, ça va s’éteindre tout doucement": les militants de LR inquiets de la crise qui secoue le parti

Gérard Larcher a annoncé lancer sa propre démarche pour reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre. Mais pour certains militants, c'est trop tard, le parti est déjà mort.

La crise se poursuit chez les Républicains après la débâcle de dimanche. Alors que Laurent Wauquiez s'accroche à son poste et a promis des états généraux de la droite, Gérard Larcher est passé à l'offensive mardi.

Le patron du Sénat propose dès la semaine prochaine aux présidents des groupes parlementaires de la droite et du centre ainsi qu'aux associations d'élus de se mettre autour de la table. 

"Gérard Larcher est vétérinaire de métier, j'espère qu'il va sauver la bête", souffle un élu d'Île-de-France. Valérie Pécresse, Eric Woerth, Hervé Morin, François Baroin, Dominique Bussereau, et même Christian Jacob, patron des députés LR, pourtant proche du président du parti. Tous répondent présents. Fin de non-recevoir en revanche du président de l'Udi, Jean-Christophe Lagarde. 

"L'enjeu n'est plus de savoir si Wauquiez va partir. La question, c'est comment construire une solution d'alternance en dehors de notre formation, nous confie un proche de Gérard Larcher. "S''il veut couler avec le Parti, très bien, poursuit un sénateur Les Républicains. En 2019, on a plus besoin des partis traditionnels pour rassembler", précise-t-il. 

Vers la fin du parti?

La situation du parti n’inquiète pas que les responsables. Pour certains militants, la chute est presque inévitable.

"Le parti va couler à cause de Wauquiez. Je pense qu’il ne partira pas parce qu’il pense que ce n’est pas de sa faute. Et c’est un gros problème parce que toute sa ligne est à prendre en considération dans l’échec cuisant des Républicains. Ils vont repartir dans une guerre fratricide à l’issue de laquelle, ça va faire comme le PS, ça va s’éteindre tout doucement. Il y a certains électeurs comme moi qui vont se retrouver complétement orphelin de la politique qu’ils désirent sur le long terme", indique Grégoire, 30 ans, militant LR dans le 17ème arrondissement de Paris. 

Pierrick Bonno avec Guillaume Descours