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Cinq choses à retenir de la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron

Cinq ans après, le même rite républicain. Emmanuel Macron a été investi pour la seconde fois président de la République. En présence de 450 invités, cette cérémonie que le chef de l'État a souhaité sous le signe du "rassemblement" a été marquée par un discours de dix minutes du chef de l'État.

C'est dans la salle des fêtes redécorée pendant son premier mandat qu'Emmanuel Macron a été pour la deuxième fois investi président de la République. Si son deuxième mandat ne commencera que le 14 mai prochain à minuit, cette cérémonie républicaine s'est déroulée assez rapidement avec la présence de 450 invités.

"Un président nouveau, un mandat nouveau"

Pour démarrer son discours, Emmanuel Macron a affirmé que "le peuple français n'a pas prolongé le mandat qui s'achève".

"Ce peuple nouveau, différent d'il y a cinq ans, a confié à un président nouveau, un mandat nouveau."

Le chef de l'État réélu a souhaité réaffirmé, comme au soir du premier tour, son souhait d’"inventer une méthode nouvelle, loin des rites et chorégraphies usées". Emmanuel Macron a aussi déclaré vouloir "rassembler et pacifier, ce qui ne saurait signifier accepter de ne plus rien faire et oublier nos responsabilités. De la confiance accordée par le peuple français, je me sais redevable."

"Agir sans relache"

Dans son discours d'un peu moins de dix minutes, Emmanuel Macron a assuré que "le peuple français a fait le choix d'un projet républicain et européen" et un "projet d'indépendance dans un monde destabilisé" au "moment où les peurs sont là, nombreuses, autant que les fractures".

Pour ce second quinquennat, le chef de l'État a martelé trois verbes : "Agir", "aimer" et "servir".

"Agir sans relâche avec un cap, celui d’être une nation plus indépendante, de vivre mieux et de construire nos réponses françaises et européennes aux défis de notre siècle."

"En planifiant, en réformant, en associant, je suis sûr, notre pays peut en même temps décider de grandes ambitions nationales et libérer la créativité et les initiatives partout dans le pays" ce qui sera "le fondement de la renaissance démocratique" dont le pays "besoin."

"Servir" pour "une planète plus vivable"

"Agir" aussi pour lutter contre le réchauffement climatique, telle est la conclusion du discours du président de la République : "Nous en sommes là, à ce moment où le siècle bascule et où, dans le grand dérèglement planétaire, nous ensemble à tracer un chemin et à montrer une voie."

"Chaque jour du mandat qui s’ouvre, je n’aurai qu’une boussole: servir. Servir nos concitoyens dont le sens du devoir et l’amour de la patrie sont nos plus sûrs atouts. Servir nos enfants et notre jeunesse vers lesquels mes pensées vont en cet instant et à qui je fait le serment de léguer une planète plus vivable et une France plus vivante et plus forte."

L'erreur de Laurent Fabius

Avant son discours, Emmanuel Macron a officiellement été investi par Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, proclamant le résultat officiel des urnes face au président réélu. Mais l'ancien Premier ministre de François Mitterrand a longuement hésité avant de donner le nombre de voix.

Laurent Fabius a donné alors le chiffre de 18.678.639 voix en faveur d'Emmanuel Macron. Mais en réalité c'est 18.768.639 voix qui ont été récoltés par le chef de l'État. Le président du Conseil constitutionnel a inversé deux chiffres, donnant un résultat inexact pendant son discours.

Comme il ya cinq ans, Laurent Fabius a fait un petit discours suivant la proclamation des résultats. Après avoir cité Chateaubriand en 2017, c'est une phrase de Victor Hugo qui a été mise en exergue par le premier des Sages du Conseil constitutionnel:

"En ces temps troublés, soyons les serviteurs du droit et les esclaves du devoir."

Deux présidents invités

Parmi les 450 invités dans la salle des fêtes de l'Élysée, des profils différents ont été salués par le chef de l'État, avec le "rassemblement" comme premier objectif. Parmi eux, au premier rang, ses deux prédécesseurs: François Hollande et Nicolas Sarkozy.

D'anciens ministres comme Marisol Touraine et Manuel Valls, investi par LREM pour les législatives, étaient aussi présents comme une bonne partie du gouvernement actuel, tel Elisabeth Borne, Eric Dupont-Moretti, Roselyne Bachelot, Gérald Darmanin, Amélie de Montchalin ou encore Bruno Le Maire. François Bayrou et Édouard Philippe ont été aussi longuement salués par le président de la République.

Des personnalités de la culture ou de la société civile sont aussi présents sous les or de la République, comme les acteurs Guillaume Galienne et François Cluzet, l'animateur Bernard Montiel ou le producteur de théâtre Jean-Marc Dumontet. Pour comparaison, en 1988 et en 2002, il n'y avait qu'une soixantaine d'invités conviés.

https://twitter.com/mmartinezrmc Maxime Martinez Journaliste RMC