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Des jeunes élus LR vendent le siège du parti sur Le Bon Coin: "une blague pour réveiller les consciences"

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"Vends siège de parti pour rénovation intégrale". C'est avec cette annonce sur Le Bon Coin que de jeunes élus Les Républicains ont appelé ce jeudi au renouvellement de leur parti. Pour Cédric Thoma, un des élus à l'origine de la blague, il faut "une prise de conscience" chez Les Républicains.

Cédric Thoma est conseiller municipal Les Républicains à Fontainebleau (Seine-et-Marne):

"Nous sommes tous élus de moins de 30 ans. Et le lendemain du premier tour, on s'est dit qu'il fallait faire un truc. On ne fait pas de longues tribunes dans la presse, on s'est dit qu'il valait mieux faire quelque chose qui ferait un peu le buzz.

On s'est dit qu'après la défaite, une bonne manière de faire passer notre message c'était l'humour parce que l'humour est une arme puissante. On a donc eu envie de faire ça pour réveiller les consciences. On s'est réunis autour d'une table et on a décidé de mettre l'annonce sur Le Bon Coin, qui depuis, a d'ailleurs été supprimée.

C'était surtout pour favoriser la prise de conscience et appeler au renouvellement du parti et des personnes. Il y a quand même un gros challenge, notamment quand on voit le score que fait notre candidat chez les jeunes. Il y a un gros travail à faire.

"Nous allons essayer de nous organiser"

Avec le non cumul des mandats, ça va commencer à se renouveler, mais quand on est jeune au sein de LR, c'est compliqué de se faire écouter. Aujourd'hui, on se dit qu'on sera peut-être entendus.

A la base, nous sommes un petit groupe qui échangeons de manière informelle mais nous allons essayer de nous organiser davantage après les législatives pour émettre des avis. Si on le fait de manière trop ouverte avant, ça va être compliqué. Mais il est sûr qu'il y a des choses à repenser dans le fonctionnement et les idées du parti.

François Fillon n'est pas le seul responsable de la défaite, c'est trop facile de taper sur un homme qui a perdu. La responsabilité est collective. On ne peut pas réduire l'échec d'un homme à ses affaires. Ça empêche de réfléchir derrière et nous voulons une réflexion globale sur le sujet".

Propos recueillis par Paulina Benavente