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"Eric Zemmour fait partie de ces hommes politiques qui attisent la violence", tacle Aurore Bergé

Dans "Apolline Matin" ce mardi sur RMC, Aurore Bergé, députée des Yvelines et présidente déléguée du groupe LREM à l'Assemblée nationale, a critiqué Eric Zemmour, candidat à la présidentielle.

Après la cohue, l'analyse. Une enquête a été ouverte lundi par le parquet de Bobigny sur "les faits de violences commis à l'intérieur du meeting" du polémiste d'extrême droite Eric Zemmour dimanche au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis).

Les investigations sont divisées en deux enquêtes: l'une porte sur des violences contre des militants de SOS Racisme présents lors de la première réunion publique de la campagne présidentielle d'Eric Zemmour, l'autre sur celles visant le candidat par un individu qui l'a empoigné avant son entrée en scène, a précisé le parquet.

"Ca n'arrange personne d'avoir quelqu'un qui a ce niveau d'outrance et qui puisse être candidat à l'élection présidentielle"

Des scènes jamais-vues depuis les années 80 et des meetings de Jean-Marie Le Pen, a déploré ce mardi matin sur RMC, Aurore Bergé. La députée des Yvelines, présidente déléguée du groupe LREM à l'Assemblée nationale, estime que ce sont des images indignes d'une campagne présidentielle.

"Ça n'arrange personne d'avoir quelqu'un qui a ce niveau d'outrance et qui puisse être candidat à l'élection présidentielle. Il voulait s'institutionnaliser avec ce grand meeting, essayer d'être moins outrancier. Et on a vu des journalistes menacés et frappés, des militants anti-racistes tabassés."

"A partir du moment où vous attisez matin, midi et soir la haine contre les médias, contre les femmes, contre les magistrats..."

Des faits qui ne seraient toutefois "pas étonnants" selon l'élue. 

"Eric Zemmour charrie avec lui de la violence. La violence des mots et celle des actes de ceux qui l'entourent. (...) Il fait partie de ces hommes politiques qui attisent la violence. (...) A partir du moment où vous attisez matin, midi et soir la haine contre les médias, contre les femmes, contre les magistrats, contre des catégories de Français désignés de facto comme des cibles, et que vous avez dans vos soutiens direct des groupuscules d'extrême-droite comme les 'Zouaves'..."
J.A.