RMC

Exclusif - Sarkozy en 2012: "Si les Français devaient ne pas me faire confiance, vous croyez vraiment que je devrais continuer dans la vie politique?"

Alors que l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a annoncé ce lundi sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, une interview accordée à Jean-Jacques Bourdin sur RMC, en 2012, refait surface. En effet, dans cet entretien, celui qui est alors en campagne contre François Hollande, assure, qu'en cas de défaite, il se retirerait de la vie politique.

Le suspense est levé: Nicolas Sarkozy a annoncé lundi sa candidature à la primaire de la droite en vue de 2017 dans un nouveau livre, "Tout pour la France", qu'il espère être le "point de départ" vers la reconquête de l'Elysée. "J'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle de 2017. La France exige qu'on lui donne tout. J'ai senti que j'avais la force pour mener ce combat à un moment si tourmenté de notre histoire", écrit celui qui rêve d'être le premier ancien chef de l'Etat à reconquérir la présidence de la République après une défaite.

Pourtant, en 2012, sur RMC, face à Jean-Jacques Bourdin, Nicolas Sarkozy, en pleine campagne de réélection, avait assuré, qu'en cas de défaite face à François Hollande, il se retirerait de la vie politique. Voici ce qu'il déclarait à l'époque.

"Si les Français devaient ne pas me faire confiance, est-ce que vous croyez vraiment que je devrais continuer dans la vie politique? La réponse est non. Dans la vie il faut s'engager M. Bourdin. S'engager totalement et s'engager complètement. J'ai par ailleurs voulu quelque chose qui est un grand changement, c'est que quelqu'un ne puisse pas faire plus de deux mandats successifs. Parce que ces carrières qui n'en finissent pas dans la vie politique, ça a quoi comme résultat? Ça a quoi? Ça empêche des jeunes de monter, ça fait des carrières où on s'habitue au pouvoir, ce qui est toujours une très mauvaise chose".

Et d'ajouter: "C'est donc très simple, je le dis aux Français: je me battrais de toutes mes forces pour avoir votre confiance, pour vous protéger, vous conduire, pour construire la France forte. Mais si tel n'est pas votre choix, je m'inclinerais et c'est ainsi. J'aurais fait une très belle vie politique".