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Jacques Chirac: le riche bilan international de l'ancien Président

Jacques Chirac a marqué de son empreinte la politique internationale, notamment en refusant de participer à la guerre contre l'Irak en 2003 aux côtés des Etats-Unis.

Décédé ce jeudi 26 septembre à l'âge de 86 ans, Jacques Chirac a passé 12 ans à l'Elysée en œuvrant d'arrache pied sur le plan international. 

Il y a le Jacques Chirac chef de guerre. Dès son arrivée à l'Elysée en 1995, il joue un rôle clé dans la fin du conflit en ex-Yougoslavie. Il ordonne aux casques bleus de répliquer en cas d'attaque et s'appuie sur l'OTAN pour aboutir à une négociation.

Refus de la guerre en Irak

Jacques Chirac, c'est aussi le refus de la guerre en Irak. Il était hors de question de s'engager aux côtés des Américains en 2003 car "on n'exporte pas la démocratie dans une fourgon blindé", disait-il.

"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs"

Une visite reste dans toutes les mémoires, celle dans la ville sainte en octobre 1996, en plein Jérusalem-Est. Il menace de rentrer immédiatement à Paris parce qu'on lui empêche tout contact avec les Palestiniens.

Finalement, Jacques Chirac aura été un fervent défenseur de l'environnement avec ses mots très fort en 2002 au sommet de la Terre en Afrique du Sud: "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs". 

Des liens forts avec le Monde arabe

Des déplacements à l'étranger qui lui ont permis de créer des liens forts avec d'autres dirigeants. Après l'annonce de ce décès, le premier ministre libanais, Saad Hariri, a qualifié Jacques Chirac d'un des "plus grands hommes" que la France ait connu. L'ancien Président de la République entretenait des liens très forts avec son père, Rafiq Hariri. Jacques Chirac avait d’ailleurs logé dans son appartement très longtemps. 

La famille de Jacques Chirac entretenait aussi un lien indéfectible avec la monarchie marocaine. Il a passé beaucoup de temps auprès des deux derniers monarques marocains et été notamment très attaché à la ville de Taroudant, au Maroc, où il logeait très régulièrement les hivers. Jacques Chirac était sans doute l’un des présidents français le plus pro-arabe. 

Laurent Saigre