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Jean-Luc Mélenchon: "Il faut que l'on en finisse avec la monarchie, il faut que le peuple commande"

Le candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a répondu en direct mardi aux auditeurs de RMC. 6e République, Union européenne, éducation, retrouvez ses principales propositions.
  • Pour une "révolution citoyenne"

Jean-Luc Mélenchon souhaite que les citoyens se préparent "à intervenir". A travers la 6e République qu'il veut mettre en place, le candidat à la présidentielle prévient: "ce que je propose n'est pas possible s'il n'y a que moi qui suis élu, il faut m'élire et en plus s'emmêler derrière. C'est ça que j'appelle la révolution citoyenne", soutient-il s'opposant "au pouvoir absolu". Jean-Luc Mélenchon plaide notamment un "référendum révocatoire" pour destituer le président de la République en cours de mandat. "Il faut 2 millions de signatures de citoyens et quand il y en a 2 millions on fait un référendum. Et si les gens décident qu'il part, il part", résume-t-il. Une procédure qui n'affaiblira pas la fonction présidentielle selon lui. "Quand les gens perdent le référendum une première fois, le président est plus fort, ça n'empêche pas de gouverner. Il faut que l'on en finisse avec la monarchie, il faut que le peuple commande". 

  • Établir un "rapport de force" sur les négociations européennes

Jean-Luc Mélenchon souhaite sortir des traités européens qui favorisent selon lui le dumping social et la concurrence déloyale. Une volonté qui dans les faits se heurte aux procédures de l'Union européenne. "La politique ça bouge, c'est un rapport de force et de conviction", estime-t-il. S'il est élu, il souhaite discuter avec les européens sur la renégociation de ces traités. "La France, c'est la deuxième économie européenne (...). Nous avons les moyens de dire on va changer parce que nous avons le doigt sur des boutons déflagrateurs. Si les Français sortaient de l'Union européenne, il n'y a plus d'Union européenne", prévient l'eurodéputé. Il souhaite aussi mettre en garde contre un refus de négociation de la part des autres partenaires européennes et en particulier de l'Allemagne en visant directement le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble. "Il faut qu'il sache que s'il se risquait à avoir l'insolence de dire non, on s'en irait et c'est lui qui aurait sur les bras le problème", menace Jean-Luc Mélenchon. 

  • Suppression de la réforme du collège

"J'abrogerai la réforme du collège, ça suffit", juge Jean-Luc Mélenchon qui soutient les enseignants en grève le 8 septembre prochain. Parmi les mesures de cette réforme, il vise en particulier les Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) introduits dès cette année. Des "mariolades" selon lui. "On va tuer le temps, on a appris à personne ce que c'était l'interdisciplinaire, c'est difficile de faire de l'interdisciplinaire", poursuit-il. En parallèle, il dénonce aussi les coupes dans les aides aux familles. "40% des Français dorénavant doivent payer pour les activités périscolaires de leurs enfants qui ont lieu dans des horaires scolaires et qui autrefois étaient pris en charge par l'école. La gratuité est terriblement mise en cause, il y a des départements où il n'y a plus d'aide pour la cantine", déplore-t-il regrettant ces coupes: "faire des économies, ce n'est pas une ligne politique". 

C. B