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La bataille pour le perchoir a commencé

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La bataille pour le perchoir, la présidence de l'Assemblée nationale, a commencé ce lundi avec les candidatures déclarées de Claude Bartolone, Jean Glavany et Elisabeth Guigou. L'heureux élu sera désigné le 26 juin et deviendra le quatrième personnage de l’État.

Qui va occuper le perchoir de l’Assemblée nationale ? Ce poste clé, qui fait de son détenteur le quatrième personnage de l’Etat, attise les convoitises. Le président ou la présidente de la chambre basse du parlement sera socialiste, puisque le poste est forcément occupé par un membre de la majorité. Battus dimanche au second tour des législatives, Ségolène Royal, qui rêvait de devenir la première femme de l’histoire à occuper le poste, et Jack Lang qui s’y voyait bien, sont hors course. Du coup, les candidats se déclarent l’un après l’autre ce lundi.

Bartolone « a le profil et la densité »

C’est Claude Bartolone, député de Seine-St-Denis, qui s’est déclaré le premier, par l’intermédiaire de la presse. « J'ai tenu à respecter les temps : celui des primaires, celui de la présidentielle, celui des législatives. Nous avons désormais une majorité. Le moment est donc venu de proposer ma candidature » explique-t-il dans Le Parisien. « Je pense que j'ai le profil et la densité politique » a-t-il ajouté plus tard dans les couloirs du Palais-Bourbon. Peu de temps après, c’est Jean Glavany, ancien ministre de l’Agriculture de Lionel Jospin qui faisait acte de candidature : « Je me présente comme un parlementaire assidu et investi (...). L'élection de François Hollande offre une occasion inestimable pour le Parlement ».

Guigou « disponible »

Enfin, l’ancienne Garde des Sceaux Elisabeth Guigou a fait acte officieux de candidature, s’affirmant « disponible » pour le poste : « Je souhaite avoir des responsabilités au bureau de l'Assemblée nationale, et si c'était la plus haute qui m'était confiée, ce serait évidemment un grand honneur pour moi de l'assumer, mais il faut qu'il y ait un dispositif collectif (...) Je marque ma disponibilité mais je ne souhaite pas être dans une démarche individuelle » a-t-elle assuré. La volonté affichée du 1er ministre Jean-Marc Ayrault que ce soit une femme qui accède au perchoir pourrait lui être favorable.
D’autres candidats pourraient se dévoiler dans les jours qui viennent, puisque c’est le 26 juin que sera désigné le ou la nouvelle présidente de l’Assemblée.

La Rédaction avec agences