RMC

Le FN au second tour dans 1 canton sur 5

Le parti de Marine Le Pen se retrouvera, dimanche prochain, en situation de duel ou de triangulaire dans près de 400 cantons.

Le parti de Marine Le Pen se retrouvera, dimanche prochain, en situation de duel ou de triangulaire dans près de 400 cantons. - -

A l'issue du 1er tour des cantonales hier, le FN se retrouve en situation de duel ou de triangulaire pour dimanche prochain dans près de 400 cantons. Malgré la forte abstention, le scrutin confirme la montée du parti de Marine Le Pen.

Si à l'échelle nationale, le PS sort grand gagnant du scrutin (25%) - et l'UMP manifestement affaiblie, autour de 17% -, le premier tour des cantonales de ce dimanche confirme la montée du Front National. Avec 15% des suffrages, le parti de Marine le Pen se retrouve pour la première fois de son histoire en bonne position dans nombre de cantons pour le second tour de dimanche prochain.
Il sera ainsi en situation de duel dans 394 cantons (sur un total de 2.023). Dans la plupart des cas face au candidat socialiste (204). Dans 89 cantons seulement, ce sera face à celui de l'UMP. En y ajoutant les 5 triangulaires qui se dérouleront, c'est donc au final dans 399 circonscriptions que le Front National reste qualifié pour le second tour.

Le FN en tête dans 39 cantons

La forte poussée frontiste se fait principalement au détriment du parti présidentiel. Le FN arrive même en tête dans 39 cantons français. Il est au plus haut dans ses bastions classiques: le Nord, les Bouches-du-Rhône, le Var, les Alpes-Maritimes, les Pyrénées-Orientales. Une tendance qui confirme la percée de Marine Le Pen dans les récents sondages, d'autant que ce scrutin cantonal est traditionnellement peu favorable au Front National, qui ne compte à ce jour aucun conseiller général.
Pour les responsables du parti, le vote FN ne serait donc plus un vote-sanction, mais un vote-adhésion. Même si avec un taux d'abstention record de plus de 55%, il semble difficile de faire de ce premier tour une photographie politique exacte de l'opinion française en 2011.

La Rédaction et A. Trautmann