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Mariani: « Hollande peut remercier Le Pen et Bayrou »

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Invité ce mardi d'RMC/BFMTV, le ministre des Transports Thierry Mariani a rejeté l'idée d'une alliance avec le Front National pour les législatives. Le chef de file de la Droite populaire a plaidé pour une cohabitation pour éviter que « les socialistes aient tout ce qu'ils veulent ».

Le ministre des Transports Thierry Mariani, également chef de file de la Droite populaire, a estimé ce mardi sur RMC/BFMTV que François Hollande devait son élection à Marine Le Pen. « François Hollande peut dire un grand merci à Marine Le Pen. La candidate du Front National a tout fait pour qu’on perde. C’était son rêve et elle ne s’en cache pas : faire exploser l’UMP et espérer ainsi devenir le parti dominant à droite ». « Hollande peut envoyer une médaille pour remercier Marine Le Pen et François Bayrou » a ajouté Thierry Mariani.

« Nous ne faisons aucune alliance avec le FN »

« Vous savez depuis Mitterrand c’est une vieille stratégie du Parti Socialiste de faire monter l’extrême-droite, tout en criant au loup, pour essayer de faire battre la droite. Nous ne faisons aucune alliance avec le FN, je remarque qu’à gauche, on a moins de scrupules à faire des alliances avec Jean-Luc Mélenchon (le leader du front de Gauche) ».

« Notre stratégie : ni front républicain, ni Front National »

Selon Thierry Mariani, « à court terme l’UMP n’est pas en danger, à moyen terme on verra. La division de l’UMP c’est le meilleur cadeau qu’on peut faire au PS et au FN (…). Jusqu’aux législatives, notre stratégie c’est ni l’un, ni l’autre : ni front républicain, ni Front National ». Il a également appelé les Français à voter pour l’UMP aux législatives : « Il y a une troisième mi-temps, je dis aux Français, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier, les socialistes pourront tout faire ». Il a plaidé pour une cohabitation car il « ne veut pas que les socialistes aient tout ce qu'ils veulent ».
Le ministre des Transports a estimé d'autre part que la stratégie de droitisation adoptée lors de la campagne de Nicolas Sarkozy était la « bonne » et qu'elle avait échoué « très près du but ».

La Rédaction