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Premier duel Les Patriotes-FN dans une législative partielle ce week-end

Dans le Territoire de Belfort, une ex-candidate FN devenue Patriote, Sophie Montel, se présente face à un candidat du Front National ce week-end. C'est la première fois que ces deux forces d'extrême-droite s'affrontent.

Premier test pour Les Patriotes de Florian Philippot ce week-end dans le territoire de Belfort. Le parti de l'ancien vice-président du Front national présente pour la première fois une candidate à une élection. C'est dans la première circonscription du territoire de Belfort que l'ex-FN Sophie Montel sera opposée, entre autres, à Jean-Raphaël Sandri de la formation politique de Marine Le Pen. 

L'élection du candidat LR Ian Boucard avait été invalidée par le Conseil constitutionnel et dix candidats se présentent face aux citoyens ce week-end avec le risque d'une abstention élevée. En juin, le candidat LR l'avait emporté sur le LREM Christophe Grudler de 279 voix seulement. 

"Je n'ai pas changé mes opinions"

Dans un petit village près de Belfort, les habitants ont un peu de mal à comprendre qui est Sophie Montel. Mais pour elle, c'est le FN qui a changé. "Moi, je n'ai absolument pas changé mes opinions, je défends toujours les mêmes valeurs, contrairement à mon ancien parti qui a totalement bifurqué dans tous les sens, et qui se complaît à la diabolisation". 

Quelques kilomètres plus loin, Jean-Raphaël Sandri est persuadé que Sophie Montel n'a aucune chance face au FN. "C'est une candidature qui passe son temps à dénigrer le Front national et ses électeurs aussi d'une certaine façon. Je ne vois pas de raison de ne pas faire confiance au FN, je suis le seul candidat soutenu par Marine Le Pen, la question ne se pose pas".

"Je les laisse arbitrer leur petit match d'extrême-droite"

De son côté, le candidat LR Ian Boucart reste de marbre devant ce duel. "Je n'en pense pas grand chose car je suis dans la défense de mon bilan je laisse les autres arbitrer leur petit match d'extrême-droite. Ce n'est pas ça qui va mobiliser et faire baisser l'abstention".

Une abstention qui atteignait déjà, en juin dernier, les 50%.

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Jean-Baptiste Durand (avec J.A.)