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Radiée des listes électorales, elle n'a pas réussi à récupérer son droit de vote: "c'est très frustrant"

De nombreux électeurs ont découvert lors du premier tour qu'ils avaient été radiés des listes électorales. Eloise, habitante de Nice est de ceux-là. Elle espérant pouvoir récupérer son droit de vote pour le second tour. Sans succès.

Partout en France, de nombreuses personnes ont été radiées des listes électorales lors de la traditionnelle mise à jour des fichiers. Une réactualisation normale mais qui a pu surprendre certains électeurs qui ont eu la mauvaise surprise de découvrir leur radiation au dernier moment dans leur bureau de vote.

Dans les Alpes-Maritimes, 7.600 personnes ont été supprimées des listes électorales. Eloise, habitante de Nice en a fait les frais. La jeune femme a été radiée des listes électorales de sa nouvelle commune après un déménagement.

Démarches en mairie, dépôt d'un recours auprès du tribunal d'instance, Eloise a tout tenté pour récupérer son droit de vote: "J'étais persuadée que le juge allait entendre mes arguments et allait me rendre mon droit de vote. J'y suis allée en me disant que c'était vraiment une formalité. Que j'avais loupé le premier tour mais que j'allais pouvoir voter au second et aux législatives. Et en fait, c'est la double peine".

"Comme si je n'existais plus"

Aujourd'hui, Eloise s'estime privée à tort du droit fondamental qu'est le droit de vote: "Je trouve ça scandaleux qu'on ne puisse pas le récupérer sous prétexte qu'on n'a pas fait le changement d'adresse. C'était super important pour moi. Et le pire, c'est que j'ai un sentiment, comme si je n'existais plus parce qu'on sort carrément du nombre des votants, c'est-à-dire qu'on n'est même pas dans les abstentionnistes. Je suis dégoûtée du système, on m'a enlevé une part de ma citoyenneté et de mon droit civique, c'est très frustrant".

Pour la prochaine présidentielle, les règles seront plus simples. L'application d'une nouvelle loi qui permettra aux citoyens de s'inscrire sur les listes électorales jusqu'à 1 mois et demi avant le scrutin.

P.B. avec Elodie Messager