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Réforme des retraites: et maintenant, quel calendrier pour le texte?

Elisabeth Borne a présenté ce mardi le projet de réforme des retraites. Le début d'un marathon qui doit aller jusqu'à la mise en application des nouvelles mesures au 1er septembre prochain.

La réforme des retraites a été lancée ce mardi par la Première ministre Élisabeth Borne. Avec son gouvernement, elle a présenté les détails de la réforme. Le texte va désormais être présenté en Conseil des ministres le 23 janvier.

Le texte est attendu dans la foulée en commission à l'Assemblée nationale. Il prendra la forme d'un projet de loi de finances rectificatif de la sécurité sociale. Un choix dénoncé par l'opposition qui permettra au gouvernement, s'il le souhaite, de faire usage d'un nouveau 49-3 pour écourter les débats si nécessaire. Car les députés de la Nupes, LFI en tête, sont bien décidés à mener la bataille à l'Assemblée en parallèle à la mobilisation dans la rue.

Un nombre d'amendements hors-norme?

Les débats s’annoncent houleux dans l'hémicycle avec pas moins de 1.000 amendements déposés par député insoumis dans une stratégie d'obstruction. Des débats qui auront en plus lieu dans un temps limité. Dix jours d'examen à l'Assemblée, puis dix jours au Sénat pour une réforme qui devrait être votée autour de la mi-mars. Quant à la mise en application, elle est fixée pour le 1er septembre.

"Nous souhaitons l'adopter sans 49.3", a expliqué sur Franceinfo Olivier Véran, porte-parole du gouvernement et ministre délégué chargé du Renouveau démocratique, au lendemain de la présentation du texte par la Première ministre Elisabeth Borne.

"Je reste évidemment prudent, je ne vais pas parler au nom de groupes d'opposition, mais si j'écoute ce que disent les Républicains et les réactions à la présentation du projet de la Première ministre, il semble qu'on ne soit pas loin d'avoir un vote favorable sous conditions", a-t-il argué.

"Si nous obtenions effectivement cet accord de la part du groupe des Républicains, nous disposerions de fait d'une majorité absolue, ça veut dire qu'il n'y aurait pas besoin dans tous les cas de de recourir au 49.3", qui permet l'adoption d'un texte sans vote, a-t-il insisté.

La rédaction de RMC