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"Il faudra qu’on frappe vite et fort": les syndicats unis contre la réforme des retraites

Les huit principaux syndicats français n'ont pas tardé à répondre au gouvernement. Alors que la Première ministre, Élisabeth Borne, a dévoilé le contenu de la réforme des retraites ce mardi soir, ces derniers ont réagi en annonçant une première journée de mobilisation le 19 janvier.

La riposte sera le 19 janvier. Après les annonces du gouvernement sur la future réforme des retraites, les syndicats n’ont pas tardé à répondre en appelant à la mobilisation le jeudi 19 janvier. Et ça pourrait être la première date d'une longue série.

Un appel unanime. CGT, CFDT, CGC, CFTC, FO, FSU, Solidaires, UNSA: tous ont parlé d’une même voix. Les huit leaders des principaux syndicats sont apparus côte à côte mardi soir pour mener la bataille contre la réforme des retraites. L'image était attendue.

Une réunion qui n'était plus arrivée depuis 2010. Les huit principaux syndicats veulent lancer un mouvement durable et défileront dans la rue bras-dessus bras-dessous. Y compris, donc, les syndicats dits réformistes.

Jusqu'au bout, le gouvernement a tenté de calmer les ardeurs de Laurent Berger. Mais malgré les contreparties sur la pénibilité ou les pensions minimum, le chef de la CFDT n'en démord pas.

“Le report de l’âge légal de départ en retraite, en l'occurrence à 64 ans, est une mesure brutale qui va d’abord concerner les travailleurs et les plus modestes. Il n’y a pas de répartition des efforts” assure-t-il.

Du monde dans la rue, la seule solution pour peser

Tout comme la CFDT, la CFE-CGC, le syndicat des cadres, appelle rarement à descendre dans la rue. C'est le signe pour son président François Hommeril que le gouvernement doit entendre cette colère. “Jai fait depuis le mois de septembre le tour des unions régionales. J’ai vu beaucoup de gens, beaucoup de sections syndicales. Je n’ai pas vu une seule personne sur toutes celles que j’ai rencontrées qui est venue me voir pour me dire ‘oh écoute François, cette réforme, il faut peut-être la faire'”, indique-t-il.

C'est cette unité syndicale qui doit permettre de mobiliser largement, espère Cyril Chabanier, le numéro un de la confédération des travailleurs chrétiens.

“C’est important d’être uni parce qu’on a vu que le gouvernement est déterminé. Il faudra qu’on soit uni et qu’on frappe vite et fort, et qu’on soit nombreux dans la rue. C’est la seule chance de leur faire faire machine arrière”, assure-t-il.

Une unité que les huit leaders essayeront de maintenir en se réunissant dès le 19 janvier au soir.

Victor Joanin avec Guillaume Descours