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Sarkozy exclut toute alliance UMP-FN sous peine d'exclusion

Nicolas Sarkozy a exclu jeudi toute alliance entre UMP et Front national lors des prochaines élections cantonales et menacé de sanction les membres du parti présidentiel qui ne respecteraient pas cette règle, a-t-on appris auprès de dirigeants de cette fo

Nicolas Sarkozy a exclu jeudi toute alliance entre UMP et Front national lors des prochaines élections cantonales et menacé de sanction les membres du parti présidentiel qui ne respecteraient pas cette règle, a-t-on appris auprès de dirigeants de cette fo - -

Nicolas Sarkozy a exclu jeudi toute alliance entre UMP et Front national lors des prochaines élections cantonales et menacé de sanction les membres du parti présidentiel qui ne respecteraient pas cette règle.

Le chef de l'Etat avait invité à déjeuner à l'Elysée la direction de l'UMP, confrontée à une forte poussée dans les sondages de la présidente du Front national, Marine Le Pen, à l'approche de ce scrutin très délicat pour la majorité.

"Il a exclu toute alliance avec le FN et dit que ceux qui transgresseront cette règle seront exclus", a déclaré à Reuters un haut responsable de l'UMP.

Selon une autre source proche de la direction de l'UMP, il a cependant exclu aussi une stratégie de front républicain avec la gauche, qui menace de consolider ses positions dans les exécutifs départementaux à l'occasion du scrutin de fin mars.

"Le président a été très clair : pas d'alliance avec le FN et pas de front républicain" pour faire barrage au parti d'extrême-droite en cas d'absence de l'UMP au deuxième tour, a rapporté cette source.

Nicolas Sarkozy a renvoyé à une réunion du bureau politique de l'UMP, "sans doute la semaine prochaine", le soin de trancher le débat sur la stratégie à appliquer là où les candidats de son parti seront devancés au premier tour par ceux du FN et du Parti socialiste.

"Différentes options ont été évoquées - soit l'abstention, soit le vote pour le PS, soit un mixte des deux, en fonction des situations locales", a expliqué à Reuters un dirigeant de l'UMP. "Mais l'arbitrage a été renvoyé au bureau politique."

REUTERS