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Ségolène Royal met en doute des crimes de guerre en Ukraine: Eric Zemmour la juge "courageuse"

Pour Eric Zemmour, le candidat malheureux à la présidentielle, le doute émis par Ségolène Royal sur certains crimes de guerre commis en Ukraine, est une position "courageuse".

La convergence des luttes? Ce lundi sur RMC, Eric Zemmour, le candidat malheureux à la présidentielle, a qualifié de "courageuse" Ségolène Royal, l'ancienne ambassadrice pour les pôles arctique et antarctique, qui avait mis en doute jeudi sur BFMTV certains crimes de guerre en Ukraine.

"Ségolène Royal est très courageuse, comme souvent. Elle ose affronter. Après, on est d'accord ou pas d'accord, sur cette question de la maternité bombardée, je ne peux m'exprimer", a assuré le candidat, condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine.

"Il faut oser dire des choses. Après, on a tort ou pas, on s'excuse. C'est courageux de ne pas accepter le discours imposé par les médias. Il y a une doxa imposée par les médias, Ségolène Royal et moi, nous la contestons. Vous croyez que les médias disent la vérité, mais c'est faux", a poursuivi Eric Zemmour.

Retour en 1990

"Les Irakiens avaient soi-disant tué des dizaines d'enfants dans une maternité (au Koweït en 1990, ndlr) puis on s'était aperçu que c'était faux", a ajouté le président du parti Reconquête. Le 14 octobre 1990, une prétendue infirmière koweïtienne avait témoigné du massacre de bébés placés en couveuse par des soldats irakiens lors de l'invasion du pays.

"Voilà comment les massacres de bébés ont déjà été utilisés contre l’Irak dans une propagande de guerre atroce", a expliqué ce lundi Ségolène Royal sur Twitter, en publiant une vidéo de la fausse infirmière (identifiée plus tard comme étant la fille de l'ambassadeur du Koweït à Washington) devant l'ONU.

Ce faux témoignage, orchestré par la CIA, avait ému l'opinion publique, facilitant le soutien à la création d'une coalition internationale contre l'Irak de Saddam Hussein, qui venait à l'époque d'envahir réellement le Koweït.

"S'il y avait la moindre victime, à l'heure des téléphones portables, les images, on les aurait eues"

Jeudi, Ségolène Royal avait provoqué un tollé en mettant en doute certains crimes de guerre commis en Ukraine, en estimant que le président ukrainien Volodymyr Zelensky en jouait pour faire de la propagande.

Pour illustrer cette propagande ukrainienne, Ségolène Royal a évoqué les bombardements de maternité mis en avant par l’Ukraine, assurant qu’il n’y avait pas d’images. "Vous pensez bien que s'il y avait la moindre victime, le moindre bébé avec du sang, à l'heure des téléphones portables, les images on les aurait eues", avait martelé la candidate malheureuse aux élections sénatoriales de 2021.

Des images d'une maternité de Marioupol bien bombardée en mars dernier, quelques jours après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, il y en avait pourtant bien eues. Trois personnes dont une fillette avaient été tuées lors du bombardement de cet hôpital pédiatrique. Mais visiblement, Ségolène Royal n'avait pas pu y avoir accès. Après cette intervention, l'ancienne députée avait assuré ne pas avoir nié les crimes de guerre, s'excusant auprès des victimes.

G.D.