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Un air de campagne

« Les coulisses de la politique » du lundi au vendredi à 7h20 sur RMC, avec Christophe Jakubyszyn.

« Les coulisses de la politique » du lundi au vendredi à 7h20 sur RMC, avec Christophe Jakubyszyn. - -

Nicolas Sarkozy était dans la Creuse hier. Les primaires, les candidats socialistes, Fillon : tout le monde en a pris pour son grade. Le président est entré en campagne.

C'est fait ! A J-193 la campagne présidentielle est lancée, dans quatre jours nous connaitrons le candidat socialiste et depuis hier, nous n'avons plus de président de la République mais un candidat: Nicolas Sarkozy. Depuis plusieurs mois, il tentait de rester au dessus de la mêlée, de rester en dehors du débat politicien. Mais au bout de cinq semaines de campgne socialiste pour les primaires, d'audiences records à la radio et à la TV et de forte participation au scrutin de dimanche dernier, Nicolas Sarkozy a craqué, il n'en pouvait plus des primaires socialistes. Cela a commencé hier matin, au petit déjeuner de la majorité. Nicolas Sarkozy a appelé le général De Gaulle à la rescousse: « le général De Gaulle a voulu un election à deux tours, pas à quatre tours » a t-il expliqué au chef de parti de sa majorité « la Ve république ne peut être l'otage des partis politiques et le candidat pris en otage par son parti, les socialistes s'occupent de leur parti, nous devons nous occuper des français ».

Un message pas reçu par tout le monde

Echange de regards gênés autour de la table entre le café et les croissants. François Fillon a expliqué il y a une semaine que les primaires étaient un « processus moderne qui convient à la droite comme à la gauche pour toutes les grandes élections ». Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée nationale a expliqué après ce petit déjeuner que « le mécanisme des primaires finira par s'imposer en France »

Sarkozy dans l'arène

Revoilà Nicolas Sarkozy candidat ! D'autant que Martine Aubry a décidé hier de le marquer à la culotte en improvisant un déplacement surprise dans le même département. Ce que n'a pas manqué de remarquer le chef de l'Etat: « il semble que je vous amène du monde ! C'est si agréable d'être suivi... ». Le président ou plutôt pardon, le candidat Sarkozy en a profité pour commenter le programme socialiste et surtout la théorie de la démondialisation que Montebourg veut imposer aux deux finalistes: « on peut se mettre assis dans nos fauteuils en refusant le monde, cela va beaucoup impressionner les indiens, les chinois, les brésiliens qui vont immédiatement s'arrêter de travailler parce nous on se sera mis assis à côté ».

Duel sous haute tension à gauche

La démondialisation, c'est donc le thème sur lequel Arnaud Montebourg interroge Martine Aubry et François Hollande dans la lettre qu'il leur a adressé hier: « je souhaiterai connaitre quelles mesures précises et concrètes vous envisagez de prendre pour protéger notre industrie, nos savoirs-faire, nos emplois à l'abri desquels nous pourrons réindustraliser le pays ». Eléments de réponse ce soir lors du débat entre les deux finalistes avec deux candidats au bord de la crise de nerfs. François Hollande est énervé par les allusions à peine voilées de son adversaire sur son caractère, sa « mollesse », son manque de détermination: « c'est jamais frontal, jamais direct, c'est toujours insidieux, moi je n'aime pas les manoeuvres obliques. On doit s'expliquer, moi je suis de gauche, je n'ai pas besoin d'en faire la démonstration ». Martine Aubry elle, n'a pas peur de mettre les points sur les i : « j'ai dit ce que je voulais faire et c'est le contraire de la gauche molle, voila »

Écoutez ci-dessous « Les coulisses de la politique » de ce Mercredi 12 octobre 2011 sur RMC avec Christophe Jakubyszyn et Jean-Jacques Bourdin :

Christophe Jakubyszyn