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Un canton du Var en mal de militants se retrouve en pénurie de bureaux de vote pour la primaire

Ce dimanche, les sympathisants de gauche départageront les candidats au premier tour de leur primaire dans l'un des 7.530 bureaux de vote mis à disposition. C'est plus de 1.500 de moins qu'en 2011. Dans le canton de Roquebrune-sur-Argens, dans le Var, on ne trouvera même qu'un bureau de vote.

Ce dimanche, les électeurs de gauche sont invités à se rendre aux urnes à l’occasion du premier tour de la primaire de cette famille politique. Mais le nombre des points où porter son suffrage ne sera pas si pléthorique. En 2011, lors de la précédente primaire, 9.200 bureaux de vote avaient été mis à disposition des sympathisants sur l’ensemble du territoire. Cette année, il n’y en aura que 7.530. Et certaines zones seront particulièrement mal servies. C’est le cas notamment du canton de Roquebrune-sur-Argens, dans le Var, où n’est prévu qu’un seul bureau, du côté de la commune de Bagnols-en-forêt.

Cette rareté va obliger les sympathisants locaux à parcourir de longs kilomètres en voiture pour pouvoir apporter leur voix à leur candidat. "Obliger", c’est vite dit car dans la ville de Montauroux, certains ont baissé pavillon: "Oui c'est décourageant. Il faut prévoir la matinée pour aller voter. Pour moi, c'est vrai que ça me parait le bout du monde. A cause de çà je n'irai pas voter, ça c'est sûr", explique Bernadette à RMC. Madeleine est aussi irritée: "Montauroux est le plus gros village du canton à l'heure actuelle, il y'a 6000 habitants. Il aurait été logique que ça se fasse à Montauroux, pas d'aller jusque Bagnols. Pour moi c'est trop loin".

Dans le Var, le nombre d'adhérents socialistes a été divisé par deux

Mais la fédération socialiste du Var, où l’on comptera au total 68 bureaux de vote ce dimanche contre 110 en 2011, on a une explication. Mireille Peyrano, qui en est membre, développe: "On a sollicité, re-sollicité les secrétaires de sections en leur demandant d’ouvrir des bureaux de vote, de faire le maximum, de trouver des sympathisants pour nous aider…C’est un problème de militants tout simplement."

Entre 2012 et 2017, le nombre d’adhérents dans le Var a été quasiment divisé par deux.

R.V.